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Du rififi au pays de la biométrie
À peu près à la même époque, une célèbre marque de médicaments contre le rhume produisait une publicité télévisuelle assez hilarante, dans laquelle un astronaute (dans un monde ultra-futuriste, genre Cosmos 1999, mais sans les uniformes façon pyjama) était bloqué à l’entrée d’un sas de sécurité, car la reconnaissance vocale ne parvenait pas à l’identifier tellement le pauvre bougre avait le nez bouché. Rec vocale, out.
Puis, peu de temps après, on a pu falsifier sans difficulté avec des résines bon marché les empreintes digitales. Une fois qu’on nous aura chipé les empreintes des dix doigts de la main, restent ceux des pieds, mais cela risque de sentir drôle dans les open spaces…
Là, nous venons d’apprendre [1] que la reconnaissance de l’iris vient de passer à la trappe, falsifiable elle aussi. Alors on peut laisser vagabonder son imagination, mais je crains que l’on tombe à chaque fois sur le même os : les « pères » de la biométrie ne pouvaient pas imaginer que les possibilités de fraude ou de falsification étaient aussi nombreuses : reconnaissance de l’haleine (mais quid des lendemains de chouille ?), du mouvement de la main tenant un stylo (mais faudra pas qu’il gèle dehors ou que l’on ait la tremblote), ou pourquoi pas d’une analyse ADN (mais on risque de se faire piquer son chewing-gum dans un bar mal famé).
Bref, il semblerait que le moyen le plus sûr de s’authentifier soit le système à double facteur : la bonne carte à puce couplée à un code PIN, ou un login/password contre-vérifié par un envoi de SMS sur un smartphone.
Avouez tout de même qu’on l’a échappé belle ! Si la biométrie avait réussi, je vous raconte pas le passage sous le portique dans un aéroport, déjà que c’est pas folichon !
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