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Doctolib crée un laboratoire de recherche en santé et annonce un premier projet d'IA sur les parcours de soins

Ce premier projet, d'une durée de trois ans, sera conduit avec « une équipe de recherche associée à trois institutions scientifiques françaises de premier plan (Inria, Inserm et Université Paris Cité) », que l'entreprise ne nomme pas dans son courriel. Objectifs affichés : « repérer plus tôt certains risques de santé » et « améliorer la prise en charge des patients ».
L'initiative prolonge une stratégie de recherche engagée depuis plusieurs mois : partenariat avec Inria annoncé le 27 novembre 2025 pour « faire émerger des modèles d'intelligence artificielle cliniques à la fois fiables et souverains », adhésion à la plateforme de recherche en soins primaires P4DP (octobre 2025), ou encore partenariat de recherche et d'innovation avec le CHU de Nantes et Nantes Université (février 2026).
Côté données, le projet s'appuiera sur les données démographiques et de santé des utilisateurs, « ainsi que celles de [leurs] proches rattachés [au] compte Doctolib », qu'elles aient été renseignées par les patients eux-mêmes ou par leurs soignants. Doctolib, responsable de traitement, fonde le traitement sur son intérêt légitime et déclare appliquer la méthodologie de référence MR004 de la CNIL — un cadre qui repose sur l'information des personnes et leur droit d'opposition, sans recueil d'un consentement explicite. L'entreprise indique que les données utilisées « ne permettent pas [d']identifier directement » les personnes, qu'elles ne sont accessibles qu'à ses « équipes de recherche habilitées », dans un environnement sécurisé, et qu'elles seront conservées cinq ans au maximum.
Les utilisateurs peuvent s'opposer à l'utilisation de leurs données et de celles de leurs proches via un formulaire dédié, « sans aucun impact » sur l'accès au service, précise Doctolib. La société ajoute qu'une fois les recherches finalisées, la suppression des données ne sera plus possible « afin de préserver la validité scientifique du projet ». Un « portail de recherche » doit permettre de suivre ces travaux, que l'entreprise dit vouloir étendre à d'autres projets d'intérêt public menés avec des hôpitaux ou des institutions publiques et privées.
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