Publicité en cours de chargement...

Publicité en cours de chargement...

Publicité en cours de chargement...

APSSIS – AFIB : un référentiel de sécurité pour les dispositifs médicaux connectés

16 juil. 2024 - 10:46,
Actualité - DSIH, Morgan Bourven
Les dispositifs médicaux (DM) connectés, parfois très anciens, font partie des éléments les moins maitrisés par les RSSI et pour lesquels le risque cyber est parfois élevé. L’AFIB, association professionnelle regroupant 500 ingénieurs biomédicaux, a donc créé un groupe de travail avec l’APSSIS pour inciter les constructeurs de matériels à s’améliorer.

La création d’un « Clausier de conformité » annoncée en 2023 par le Club des RSSI, en partenariat avec la C.A.I.H. et UniHA pour améliorer la prise en compte des risques numériques dès la phase d’achat, a fait des émules. L’AFIB (Association française des ingénieurs biomédicaux) a mis en place un groupe de travail regroupant ses représentants et ceux de l’APSSIS afin de travailler sur un référentiel de sécurité pour les dispositifs médicaux connectés. Sa v2 a été lancée en janvier dernier.

Cette idée est née après la visite de l’AFIB au congrès de l’APSSIS, en 2022, pendant laquelle « les ingénieurs biomédicaux ont eu les oreilles qui sifflent », a expliqué Sandrine Roussel, ingénieure biomédicale au CHU de Besançon, dans un point de situation lors du dernier congrès de l’APSSIS, mi-juin au Mans.

En effet, si les ingénieurs biomédicaux ont « l’habitude de travailler sur la gestion du risque, qu’il s’agisse du risque hygiène, de la sécurité électrique, de l’amiante, etc. ; c’est différent pour le risque cyber car il y a moins de normalisation », a-t-elle expliqué. En outre, les DM ne sont pas des systèmes informatiques lambdas et sont marqués CE médical, il est donc difficile d’installer des antivirus, des systèmes de détection d’intrusion (EDR), ou simplement de demander aux fournisseurs d’effectuer une mise à jour de l’OS.

Autre difficulté : les durées de cycles de vie entre DM et outils informatiques sont très différentes. La moyenne d’âge des équipements biomédicaux dans les établissements est de 9 ans et, « entre le moment où un appareil a été conçu et celui où il est remplacé, il peut s’être passé 25 ans », a noté Sandrine Roussel.

Pour répondre au « retard » des fournisseurs sur la sécurité numérique, le travail mené par l’AFIB et l’APSSIS a abouti à un questionnaire et des exigences techniques que chaque établissement pourra adjoindre dans les CCTP (Cahier des clauses techniques particulières) des appels d’offres locaux ou ceux des centrales d’achats lors des appels d’offres nationaux. 

L’objectif est, pour un fournisseur, d’avoir un questionnaire unique pour tous les établissements clients acheteurs du DM ; et, pour les établissements, d’avoir un questionnaire cyber adapté dont les exigences sont adaptées aux spécificités des DM.

Le document compte 32 objectifs de sécurité et 48 questions fermées. Ils concernent des aspects techniques (authentification, protocoles réseaux, matrice de flux, logiciels tiers, mise à jour de sécurité…), la conformité (RGPD, certifications, auditabilité, sous-traitance…) et la gouvernance (procédure de gestion des incidents, signalement de vulnérabilités, référent SSI…). La plupart des exigences de sécurité rejoignent celles présentes dans le clausier de conformité du Club des RSSI, du fait de référentiels identiques.

« Ce questionnaire nous donne de l’autonomie sur un premier screening de cybersécurité », a expliqué Charles Blanc Rolin, chef de projet sécurité numérique en santé au GCS e-santé Pays de la Loire. « Puisque le fournisseur doit se positionner, nous pouvons aller voir le RSSI avec ses réponses et, s’il n’a pas l’air à niveau sur un point, demander au RSSI ce qu’il en pense ».

Sur 32 objectifs, 22 ne relèvent pas du marquage CE mais de l’organisation de la société et peuvent déjà être imposés aux fournisseurs.  Reste que « si un fournisseur est marqué CE, nous n’avons pas le droit de le mettre de côté », a expliqué Charles Blanc Rolin. « Les recommandations que nous allons diffuser ne vont pas être suffisantes : il faudrait un référentiel de l’ANSSI ou l’ANS, qui aurait plus d’importance ».

 

Avez-vous apprécié ce contenu ?

A lire également.

Illustration L'hôpital Saint Joseph et Galeon lancent le défi d’un déploiement DPI en 9 mois

L'hôpital Saint Joseph et Galeon lancent le défi d’un déploiement DPI en 9 mois

10 mars 2026 - 09:23,

Communiqué

- Galeon

L’Hôpital Saint Joseph de Marseille et l’éditeur Galeon annoncent le démarrage officiel du déploiement du Dossier Patient Intelligent (DPI) à l’échelle de l’établissement. Ce projet d’envergure s’accompagne d’un défi rare dans le secteur de lasanté : une migration complète du système d’information c...

Illustration Piloter la performance par la Data : l’Anap lance une offre globale

Piloter la performance par la Data : l’Anap lance une offre globale

09 mars 2026 - 19:08,

Communiqué

- l’Anap

Face aux enjeux de performance et de soutenabilité financière, la donnée est une ressource clé pour renforcer le pilotage des établissements. Lors d’une webconférence avec près de 850 participants, l’Anap a présenté « Votre Cockpit DATA » une plateforme gratuite qui permet aux établissements de retr...

Illustration Les grandes tendances des systèmes d’information hospitaliers en 2026

Les grandes tendances des systèmes d’information hospitaliers en 2026

09 mars 2026 - 09:40,

Tribune

-
Christophe CANTIN

L’an dernier, nous présentions plusieurs tendances des systèmes d’information hospitaliers : cybersécurité, convergence des SI dans les GHT, données de santé, intelligence artificielle ou interopérabilité.

Illustration Un projet de guide sur l’IA en santé soumis à consultation par la HAS et la CNIL

Un projet de guide sur l’IA en santé soumis à consultation par la HAS et la CNIL

09 mars 2026 - 09:23,

Actualité

- Rédaction, DSIH

Issu d’un travail pluridisciplinaire, le projet de guide intitulé « IA en contexte de soins » vise à apporter des éclairages aux professionnels de santé concernant leurs obligations et les bonnes pratiques à adopter. Le document est soumis à consultation publique jusqu’au 16 avril 2026.

Lettre d'information.

Ne manquez rien de la e-santé et des systèmes d’informations hospitaliers !

Inscrivez-vous à notre lettre d’information hebdomadaire.