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Investir dans l’humain pour une transition écologique et numérique inclusive
#Leplusimportant est un think tank qui promeut l’investissement dans l’humain pour réussir une transition écologique et numérique inclusive. Il produit et diffuse des solutions de politique publique. Son action lab accompagne en pro bono les acteurs de l’économie sociale et solidaire.
Mi-janvier, à l’occasion de la conférence-débat Mettre le numérique et l’intelligence artificielle au service des professionnels de santé, dans le cadre des états généraux de la transition inclusive, le think tank a publié son livre blanc qui décline ses 20 propositions.
Des états généraux au livre blanc
Ces états généraux de l’investissement social pour une transition écologique et numérique inclusive ont été lancés par #Leplusimportant et le Conservatoire national des arts et métiers et placés sous le haut patronage du président du Conseil économique, social et environnemental. L’objectif est de démontrer comment l’investissement dans les compétences et l’employabilité est un levier d’action puissant pour renforcer la compétitivité des entreprises via une main-d’œuvre plus qualifiée et lutter contre les inégalités économiques ainsi que le déclassement social.
Le think tank se base sur le constat de la rapidité et de l’ampleur inédite de la transition numérique (Internet des objets, big data, intelligence artificielle, robotisation, blockchains, réalité virtuelle, maquettes numériques 3D…). Pour #Leplusimportant, les engagements de la France pour développer les technologies en santé n’intègrent pas leurs conséquences sur les professionnels de santé. Elles ne seraient pas documentées et ne feraient l’objet d’aucunes mesures spécifiques d’accompagnement.
Le livre blanc ambitionne d’éclairer sur les enjeux de la transition numérique et de promouvoir la diffusion et l’usage des technologies numériques, robotiques et d’IA par les professionnels de santé afin de libérer du temps médical et soignant, renforcer l’attractivité des métiers et enrichir les parcours des professionnels, tout en assurant le juste niveau de prise en charge et en réduisant les coûts pour la collectivité.
Les 20 propositions
Les propositions sont regroupées au sein de quatre rubriques :
Transformer le modèle de recrutement et de formation initiale
- Recentrer les critères de recrutement des étudiants en santé et les objectifs des formations initiales sur la recherche et l’analyse critique de l’information, la créativité, l’empathie, le travail avec les machines, le travail collaboratif pour favoriser l’évolution des compétences et leur adaptabilité ;
- Revoir significativement les référentiels de compétences des professions et réduire la durée des formations médicales initiales ;
- Déployer un programme d’accompagnement des enseignants et formateurs actuels aux nouvelles finalités et modalités des formations initiales ainsi qu’à la pleine exploitation des technologies dans leurs démarches pédagogiques ;
- Diversifier les sources de recrutement en facilitant l’intégration de profils externes et en développant les doubles cursus.
Accélérer la transition des compétences des professionnels en activité
- Mener des travaux prospectifs sur les impacts des technologies sur les professionnels de santé, notamment sur les compétences requises, la démographie et les besoins en formation ;
- Favoriser les cursus complémentaires dans le cadre de la formation continue des professionnels de santé ;
- Développer le « mentoring » inversé (permettre aux plus jeunes d’apprendre aux plus anciens pour favoriser les transferts de compétences) ;
- Utiliser les technologies dans les démarches d’évaluation de la qualité des soins.
Placer les professionnels au centre de la transition numérique
- Lancer une large concertation sur la façon dont ils aimeraient voir leur métier évoluer et sur leurs besoins de formation et d’accompagnement ;
- Soutenir la « mise en action » des professionnels sur le terrain par des appels à projets centrés sur la définition et la diffusion de pratiques innovantes ;
- Placer les impacts RH au cœur du dialogue social.
Adapter le pilotage national des professions de santé aux mutations
- Adapter l’architecture des professions de santé à l’évolution des pratiques et compétences induites pour enrichir et fluidifier les parcours ;
- Inclure l’impact des technologies sur les pratiques des professionnels et l’évolution des compétences requises dans l’évaluation de toutes les innovations ;
- Ajuster les modèles de rémunération des professionnels et favoriser les délégations de tâches, de même que la pertinence des actes ainsi que le juste niveau de prise en charge ;
- Mettre en place un plan d’investissement dans l’adaptation des compétences médicales et paramédicales.
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