Publicité en cours de chargement...
Il n'est plus question de reconnaître le discours, mais de comprendre ce qu'il signifie
DSIH : Comment la reconnaissance vocale peut-elle aider les médecins et les internes en cette période de forte pression sur eux ?
Frederik BRABANT : Premièrement, il s'agit de leur donner les moyens de réaliser des comptes-rendus de manière plus rapide, plus facile et de meilleure qualité. Nous avons une gamme de produits pour cela, basée sur la reconnaissance vocale. Ensuite, nous devons les rendre plus efficients sur l'alimentation du dossier patient et développer la Compréhension du Langage Clinique (CLU).
La reconnaissance vocale est devenue une technologie puissante et mature, à des niveaux impensables il y a 15 ans. Mais l'étape suivante, celle dont il est question ici, est d'y intégrer la compréhension du langage. Nous voyons aujourd'hui nos téléphones devenir nos assistants personnels. Nous devons appliquer cette puissance à la médecine.
DSIH : Pouvez-vous nous donner un exemple ?
F.B. : Une fois que vous avez dicté votre compte-rendu, il peut être traité par le module CLU* qui en extrait les données. Vous pouvez dès lors utiliser celles-ci dans différents types d'applications.
Reste le problème du dossier patient. Son apport dans la prise en charge du patient n'est plus à démontrer; les données sont centralisées et bien structurées. Cependant, une étude américaine évalue le temps pour entrer les informations dans le système de 40 à 60 minutes de travail supplémentaire chaque jour. La difficulté est donc de convaincre les médecins à utiliser des solutions pour faciliter la capture de ces informations dans le dossier patient.
DSIH : Quelle est la prochaine étape d'évolution de la reconnaissance vocale ?
F.B. : La reconnaissance vocale traduit le discours oral en texte. Mais nous voulons aussi connaître le sens du message. Ce n'est plus du domaine de la reconnaissance, mais de la compréhension, dont il est question. C'est à coup sûr le palier suivant. Par exemple, lorsqu'un médecin dicte un compte-rendu et dit qu'un patient est atteint de diabète et de pneumonie, l'application pourrait demander: "Est-ce un diabète de type I ou de type II ?" Ce type de détail, cette information supplémentaire distillée par un système intelligent en interaction avec le médecin, peut servir à rendre un compte-rendu plus complet. Le système commence à se demander: Qu'est-il en train de dire ? L'information est-elle complète ? Comment rendre son diagnostic encore meilleur ?
*Disponible pour le moment aux Etats-Unis, en langue anglaise.
PC/DSIH
Avez-vous apprécié ce contenu ?
A lire également.

D4Evolution 2026 : l’IA pour planifier et le Command Center pour piloter, quand l’efficience hospitalière devient une discipline à part entière
02 fév. 2026 - 10:55,
Actualité
- Par Pauline NicolasDans un environnement hospitalier caractérisé par d’importantes tensions sur les équipes et une accélération de la transformation numérique, la seconde conférence plénière de l’évènement annuel de Dedalus France a permis de présenter des solutions concrètes pour améliorer l’efficience hospitalière. ...

Le CHU de Montpellier mobilise 14,9 M€ pour structurer un projet d’intelligence artificielle hospitalière
29 jan. 2026 - 13:01,
Actualité
- Rédaction, DSIHLe CHU de Montpellier a fait état de la mobilisation d’un financement de 14,9 millions d’euros dans le cadre du programme France 2030 pour développer un projet d’intelligence artificielle hospitalière, baptisé Alliance Santé IA. L’initiative vise à structurer des usages d’intelligence artificielle à...

Mon espace santé veut devenir un pivot de la prévention personnalisée et de la coordination des soins
29 jan. 2026 - 12:07,
Actualité
- Rédaction, DSIHQuatre ans après son lancement, Mon espace santé franchit une nouvelle étape. Après avoir concentré ses efforts sur l’alimentation massive et sécurisée des données de santé, le carnet de santé numérique public entend désormais se positionner comme un outil central de prévention personnalisée et de c...

D4Evolution 2026 : la transformation numérique et l’IA au service de l’efficience opérationnelle, de la qualité des soins et du bien-être des soignants
29 jan. 2026 - 11:46,
Actualité
- Par Pauline NicolasLa 8ème édition de l’évènement annuel de Dedalus France, qui s’est tenue à Paris le 22 janvier, était placée sous l’égide de l’efficience opérationnelle. Dès l’ouverture de cette journée, Guillem Pelissier, Directeur Général France de Dedalus, a porté un message clair : « Il faut concevoir le numéri...
