Publicité en cours de chargement...
Ségur : mise en place d’un conseil de l’investissement en santé
Le Ségur de la santé de juillet 2020 a dégagé un investissement global de 19 milliards d’euros pour les secteurs sanitaire et médico-social, la ville et le numérique. Les mesures afférentes vont donner lieu à des investissements inédits, massifs et ambitieux dans notre système de santé. Pour le ministère des Solidarités et de la Santé, ils « doivent être un levier majeur et durable pour innover, répondre aux besoins des territoires et réduire les inégalités d’accès aux soins ».
Au-delà du montant, avec le Ségur, le ministère des Solidarités et de la Santé et celui de l’Autonomie veulent changer de méthode en se tournant vers une stratégie fondée sur l’équité territoriale avec une déconcentration résolue, un regard plus médical sur les projets d’investissement, leur accompagnement très en amont par des experts et une approche d’aménagement du territoire de santé associant les élus à la prise de décision.
Le Conseil national pour fixer les orientations stratégiques
Pour définir les orientations stratégiques de l’investissement en santé dans une démarche collégiale et transversale, le Conseil national de l’investissement en santé (Cnis) a été mis en place mercredi dernier par Olivier Véran, ministre des Solidarités et de la Santé, et Brigitte Bourguignon, ministre déléguée chargée de l’Autonomie. Il sera chargé de l’instruction et de la validation des projets d’un montant supérieur à 150 millions d’euros avec trois missions :
- Proposer un nouveau référentiel d’évaluation des projets de santé, pour qu’ils soient adaptés aux réalités de terrain ;
- Livrer un retour d’expérience de la gestion de la crise du Covid, afin d’en tirer les leçons techniques et architecturales ;
- Donner un avis sur les projets d’investissement accompagnés par des experts.
Le Cnis regroupe ainsi l’ensemble des champs de la santé dans une dynamique d’aménagement du territoire de santé : sanitaire, médico-social, ville et numérique avec des représentants de la ville, des conférences hospitalières, des fédérations hospitalières et médico-sociales, des collectivités territoriales ainsi que des Agences régionales de santé.
Dans un communiqué de presse, le 9 avril dernier, Olivier Véran a insisté sur la nécessité de « relancer les investissements en santé, lancer la nouvelle méthode Ségur, le Cnis, le conseil scientifique, et surtout dans les territoires avec les ARS. Nous avons l’impératif d’aller vite pour nos soignants, pour nos médecins, pour nos concitoyens […] ».
Un conseil scientifique de terrain
Le Cnis est présidé par le Pr François-René Pruvot, chirurgien digestif, président de la commission médicale d’établissement du CHU de Lille et de la conférence des présidents de CME de CHU. Il sera secondé par un conseil scientifique installé prochainement. Celui-ci réunira l’ensemble des profils requis pour un projet d’investissement (médecins, soignants, directeurs hospitaliers, ingénieurs, financiers, directeurs de projets) pour remonter un maximum d’expériences de terrain dans l’évaluation des projets. Il définira les référentiels d’appréciation des projets dans une approche empreinte d’un regard plus soignant et plus pragmatique. L’appel à candidatures du ministère avait suscité plus de 70 candidatures. Le conseil sera complété par le « laboratoire de l’offre de demain » concernant la prise en charge des personnes âgées.
« Je suis persuadée que les compétences réunies au sein du Cnis ainsi que la méthode du Ségur nous aideront à construire ensemble l’architecture des solutions pour le bien-être des personnes âgées, celles qui sauront réinscrire dans leur habitat les expériences sensorielles sollicitant la vue, le toucher et l’ouïe. Cette nouvelle grammaire sera, j’en suis persuadée, une part de l’héritage commun du Ségur de la santé », a déclaré Brigitte Bourguignon dans le même communiqué.
Avez-vous apprécié ce contenu ?
A lire également.

Données de santé et prévention : comment Dell et Infor abordent le passage à l’échelle
16 fév. 2026 - 22:26,
Actualité
- Rédaction, DSIHLors de la conférence Prevention & Longévité organisée le 5 février, une table ronde consacrée aux bilans de prévention et aux données de santé a réuni Dell Technologies, Infor et H.B.T Group France autour d’une question centrale : comment structurer l’accès et l’exploitation des données pour permet...

Quand la prévention devient pilotable : ce que les chercheurs disent vraiment de la médecine de la longévité
16 fév. 2026 - 22:08,
Actualité
- Rédaction, DSIHOrganisée à l’initiative d’Hicham Temsamani, fondateur de H.B.T Group France, et portée par un conseil scientifique présidé par le Pr Fabrice Denis, la conférence Prevention & Longévité du 5 février a donné la parole à des cliniciens et chercheurs engagés dans un même chantier : transformer la préve...

La CAIH adopte son nouveau plan stratégique et lance Alternative : un programme pour renforcer la souveraineté numérique des hôpitaux
11 fév. 2026 - 14:43,
Communiqué
- C.A.I.H.La CAIH ouvre un nouveau chapitre de sa stratégie numérique. L’association, qui mutualise les achats informatiques de plus de 2 000 établissements de santé, a adopté début 2026 son plan stratégique quinquennal et lance Alternative, un programme phare destiné à bâtir un socle open source et souverain...

L’approche Calimero de la filière logicielle : quand un responsable passe à côté des enjeux industriels et regarde le doigt plutôt que la lune
10 fév. 2026 - 08:14,
Tribune
-Je suis tombé sur une interview [1] de très bon niveau sur BFM Business : celle de Michel Paulin, président de la filière Logiciels et solutions numériques de confiance, ancien patron d’OVHcloud et de SFR, sur les rapports entre la souveraineté numérique, le rôle de l’État et de la commande publique...
