Publicité en cours de chargement...
Une pédiatre de l’AP-HM condamnée pour traitement illicite de données
Selon ticsanté, la pédiatre avait mis en place une base de données épidémiologique pour le suivi des prématurés, dans un contexte de partage de données médicales entre professionnels de santé – situation très courante, tous les CHU ont mis en place ce genre de bases, rien d’anormal à ce stade.
Là où cela se corse, c’est que la DSI de l’AP-HM, contactée par la pédiatre sur une assistance à la mise en place du projet, aurait répondu par la négative, arguant n’avoir ni le temps ne les ressources pour traiter ce projet. Ladite base aurait donc été mise en place sans déclaration préalable du traitement par la pédiatre, d’où le jugement du TGI qui la condamne tout de même à 5000 euros d’amendes.
Que la DSI de l’AP-HM soit relaxée dans ce contexte n’étonne personne : on ne peut tout de même pas être mis en cause sur un dysfonctionnement quand on a refusé de traiter le dossier du fait du manque de ressources. Que la SSII hébergeant les données soit également relaxée pose tout de même question. Certes elle n’est pas responsable du traitement, mais en tant que sous-traitant n’est-elle pas tenue de mettre tout en œuvre pour protéger les données ? L’affaire vient d’une patiente qui avait trouvé le dossier médical de son fils en tapant tout simplement son nom dans un moteur de recherche, on peut en déduire que la protection de la base était plus que légère.
Par contre, la SSII en question hébergeait de fait des données médicales pour compte de tiers sans en détenir l’agrément en en connaissance de cause. Le jugement du TGI ne portant que sur les aspects informatiques et liberté, il n’est pas étonnant que la question de l’agrément ne soit pas sanctionnée, et on attend impatiemment la suite sur ce sujet, si suite il y a. Quel va être l’analyse des juges, entre le fait que le responsable du traitement confie un hébergement de données de santé à un prestataire qui ne dispose pas de l’agrément, et le prestataire en question qui héberge en connaissance de cause sans agrément ?
Avez-vous apprécié ce contenu ?
A lire également.

Imprivata lance Agentic Identity Management pour sécuriser et gouverner les agents IA dans le secteur de la santé
11 mars 2026 - 09:52,
Communiqué
- ImprivataImprivata, fournisseur leader de solutions de gestion des identités et des accès pour le secteur de la santé et les industries critiques, vient de dévoiler Agentic Identity Management, de nouvelles capacités conçues pour sécuriser et gouverner les agents IA dans les environnements de soins de santé ...

Un projet de guide sur l’IA en santé soumis à consultation par la HAS et la CNIL
09 mars 2026 - 09:23,
Actualité
- Rédaction, DSIHIssu d’un travail pluridisciplinaire, le projet de guide intitulé « IA en contexte de soins » vise à apporter des éclairages aux professionnels de santé concernant leurs obligations et les bonnes pratiques à adopter. Le document est soumis à consultation publique jusqu’au 16 avril 2026.
La cyber, les bras et le chocolat
09 mars 2026 - 09:00,
Tribune
-S’il est un truc dont l’écosystème cyber ne manque pas (l’écosystème IT aussi, du reste), ce sont les consultants encravatés qui vous expliquent, avec force schémas bien léchés et PowerPoint tout enluminés, qu’il faut aborder la cyber par là, puis par là, avec moult comités Théodule et méthodes perl...

Analyses d'impact RGPD et AI Act, obligations respectives et liens
03 mars 2026 - 07:57,
Tribune
-Parmi les obligations du Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD), l'analyse d'impact relative à la protection des données apparaît centrale et également parfois complexe à mettre en œuvre. L'AI Act requiert la réalisation d'une analyse d'impact des systèmes d'IA à haut risque sur les...
