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Certification conjointe GHT et système d’information
L’ambition de la démarche est de produire avant la fin de l’année 2017 un « compte qualité unique », car la plateforme Sara doit être renseignée six mois avant la visite de certification qui, elle aussi, sera unique, alors que le GHT compte cinq établissements publics de santé distants de plusieurs dizaines de kilomètres.
Création de pôles de territoire et convergence des outils métiers
Je ne reviendrai pas ici sur les détails de la démarche qualité de mon GHT, déjà médiatisée dans d’autres supports, mais j’aimerais insister sur le fait qu’elle a eu le mérite d’accélérer la création de pôles de territoire et la convergence des outils informatiques « métiers » : un pôle « Qualité et sécurité des soins », bien évidemment, avec un logiciel unique de gestion des procédures et des fiches d’événements indésirables, un pôle « Information médicale », avec un DIM de territoire et un logiciel unique pour gérer le PMSI des cinq établissements, un pôle Imagerie, avec un Pacs et un RIS de territoire, un pôle Laboratoire, avec un SGL de territoire, un pôle Pharmacie, avec un logiciel unique de validation pharmaceutique, et naturellement un service informatique de territoire dont nous avons largement parlé au cours du premier semestre 2017 dans DSIH.
Un audit axé sur les processus organisationnels
Alors que de nombreux GHT sont en plein débat sur le choix de leur feuille de route en termes de convergence des systèmes d’information, j’aimerais insister sur le fait que, même si les experts HAS s’intéressent vivement au Dossier patient et donc au DPI, ce sont essentiellement les processus organisationnels qui sont audités. Mon GHT, malgré son avancement dans le domaine de la mutualisation des SI, n’est donc pas particulièrement avantagé pour la certification HAS, même si l’harmonisation des outils informatiques a favorisé l’harmonisation des pratiques (comme on peut le constater, par exemple, à Romilly et Troyes qui ont le même DPI), avec des exemples assez surprenants, puisque ce n’est pas toujours l’hôpital support de GHT qui sert de modèle dans la mesure où l’on essaie de prendre le meilleur de ce qui se fait dans chaque établissement du GHT.
En réalité, je dois bien avouer que mon travail de « pilote Qualité » sur le processus n° 19 « Système d’information » (et ses fameux critères 5.a et 5.b) est grandement facilité dans les établissements qui ont suivi avec succès le programme Hôpital numérique (trois sur les cinq hôpitaux publics du GHT). En effet, « PHN » est éminemment structurant en ce qui concerne l’analyse de risques, l’identitovigilance, les droits des patients et bien évidemment les processus « Droits du patient », « Parcours patient », « Bloc opératoire », etc.
Les bienfaits de l’association des processus de financement HN et de la démarche qualité HAS
Heureusement, pour les établissements de mon GHT qui n’ont pas suivi la démarche Hôpital numérique, il se produit un phénomène d’entraînement naturel, qui nous amène à appliquer, de facto, les recettes et méthodes d’Hôpital numérique, mais cette fois sans l’aide de l’ARS et sans le contrôle de la DGOS : mode dégradé, PRA, PSSI, etc. Un très bon exercice pour prouver qu’on est désormais autonome sur la démarche, et que le message est non seulement bien passé, mais qu’il sera appliqué de manière presque naturelle tous les 24 mois, à l’échelle du service informatique territorial.
Dans notre pays, nous avons l’habitude de nous plaindre de ce qui ne fonctionne pas (moi le premier et je ne promets pas d’être aussi optimiste le mois prochain…), mais, pour le coup, quelle riche idée d’avoir associé processus de financement (PHN) et démarche qualité HAS !
L'auteur
Michaël De Block est directeur de l’information numérique des Hôpitaux de Champagne Sud et administrateur du groupement de coopération sanitaire Santé Numérique, GCS de moyens informatiques du GHT de l’Aube et du Sézannais.
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