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Corwin-Evolucare : le sens de l'anticipation

16 déc. 2014 - 13:31,
Actualité - DSIH,BB
Corwin-Evolucare fait partie des éditeurs sachant anticiper la réglementation en termes de qualité des solutions qu'elle développe. Pour Alexandre Le Guilcher, Directeur Marketing & Nouvelles Offres de cet éditeur, que nous avons rencontré, la certification des LAP n'est que le début d'une vague d'évaluations à venir sur le champ des solutions de santé, auxquelles ses équipes sont déjà préparées.
DSIH : Comment avez-vous, au sein de Corwin-Evolucare, géré la contrainte de la certification HAS des Logiciels d'Aide à la Prescription (LAP) ?
Alexandre Le Guilcher : Plus qu’une contrainte, nous avons pris cela comme une opportunité de montrer notre savoir-faire. Nous travaillons sur ce projet depuis le début de l'année 2014, bien avant la publication du décret d'application de la Loi de 2012. Nos premières évaluations internes nous donnaient conforme à 80%. Il a fallu que l’on fasse évoluer nos produits mais plus particulièrement notre moteur de prescription PE360s inclus dans nos 2 Dossiers Patients Informatisé : OSIRIS (marque Corwin pour le hors MCO) et ECS (marque Evolucare pour le MCO). Cette approche par composants (Architecture Orientée Services) nous a permis de mutualiser nos efforts. C'est ce dernier qui répond aux critères HAS et qui a été certifié deux fois, en lien avec nos deux bases de données sur le médicament, BCB et VIDAL.
 
DSIH : Quel est le changement majeur pour les établissements de santé ?
A.L.G. : A mon sens, et je parle en tant que patient potentiel, le gros changement c’est que dorénavant il existera des systèmes informatiques reconnus comme sécurisant la stratégie médicamenteuse en aidant les médecins dans leur acte de prescription. On parle dans ce cas d’une meilleure maitrise des risques patients ce qui n’est pas négligeable. Du point de vue des médecins ce qui était aussi très attendu, c’est la possibilité, c’est même devenu une option obligatoire, de prescrire en Dénomination Commune (DC). Plus besoin de connaitre les spécialités choisies au livret par la pharmacie.
 
DSIH : Vous semblez avoir pris de l'avance sur ce champ, avec certains autres éditeurs, sur la concurrence ?
A.L.G. : Nous avons effectivement anticipé la réglementation, ce que tout le monde n'a pas fait, étant donné que le décret tardait à être publié. Il existe aujourd'hui moins d’une dizaine d’éditeurs certifiés LAP, et donc 95% qui ne le sont pas. Quand on sait que ce label sera obligatoire au 1er janvier 2015, on peut considérer que la majorité des établissements de santé ne satisfera pas au règlement le jour J. Nous-mêmes, bien qu'ayant travaillé sur ce thème bien en amont, nous n'aurons pas le temps de déployer nos mises à jour auprès de nos 1 100 clients !
Maintenant nous pensons qu’il sera fait la part des choses entre les établissements qui ont les bonnes intentions et qui ont le projet à court terme de ceux qui négligeront cette obligation. Nous attendons de voir avec curiosité si certains oseront choisir un nouveau système non certifié après le 1er janvier 2015…
 
DSIH : La HAS ne s'arrêtera certainement pas aux LAP. Quelles sont les prochaines évaluations à prévoir ?
A.L.G. : La HAS prépare effectivement de nouveaux critères d'évaluation, la prescription est une chose mais pour aller au bout, c’est l’ensemble du circuit du médicament incluant la dispensation pharmaceutique et le plan administration qu’il faudra rendre certifiable. La communauté européenne à pour réflexion de rendre obligatoire le marquage Dispositif Médical pour tout logiciel traitant des données médicales, ce qui fait sens. Pour ce faire l’éditeur doit démontrer la maitrise de l’ensemble de sa chaine de production en étant ISO 9001 et ISO 13485, ce que nous sommes déjà. D’ailleurs nos produits pour les soins critiques (OPESIM pour l’anesthésie et REASSIST pour la réanimation) ainsi que toute notre gamme imagerie (RIS, PACS, stations) sont déjà marqués CE DM.
 
 

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