Publicité en cours de chargement...
Open data et santé publique
Tout d’abord, il s’agirait – selon la Ministre – de favoriser l’accès aux données de santé tout en garantissant de façon absolue l’anonymat et le respect de la vie privée. Certes, sont citées les données de santé publiques telles que les performances des hôpitaux, mais force est de constater que la presse nationale n’a pas attendu l’administration pour réaliser ses propres enquêtes. Il suffit d’ailleurs de se souvenir de la communication du gouvernement de l’époque sur le fameux nuage de Tchernobyl – censé ne pas avoir traversé les Ardennes ou les Alpes – pour mesurer le taux de fiabilité de la communication étatique dans ce pays.
Par contre, pour la cible de cet open Data sont notamment citées les données de recherche réalisées sur des fonds publics. La ministre semble tenir pour acquis que la confidentialité absolue sera respectées – et les données anonymisées. Mais cherchons un peu la petite bête : l’anonymat sera-t-il réversible ou pas ? La CNIL considère que seule une anonymisation irréversible est digne de confiance. Rappelons ce que tout le monde sait - mais que les pouvoirs publics semblent ignorer - : une bonne partie des bases de données de recherche sont hébergées chez des tiers qui n’anonymisent pas les données de façon irréversibles, voire qui les stockent dans des conditions illégales vis-à-vis de la réglementation. Certains CHU et pas des moindre sont dans ce cas, il s’agit là d’un secret de Polichinelle.
Enfin, la gouvernance de tout ce dispositif laisse rêveur. Le dispositif général prévoit une instance rattachée à la plus haute autorité de santé – alors que ceci avait été rejeté par un premier groupe de travail. La publication le 9 juillet de ce communiqué et du rapport de la commission, 2 jours avant la date limite pour que les membres de ladite commission fasse des remarques, en rajoute une louche.
Hasard du calendrier, cette annonce de notre Ministre suit de quelques jours l’annonce de l’incroyable atteinte à la confidentialité du dossier médical de Mickael Schumacher suite à son hospitalisation dans un CHU français.
Avez-vous apprécié ce contenu ?
A lire également.

Les Hôpitaux Confluence structurent leurs données de santé avec E-Confluence
16 jan. 2026 - 11:39,
Actualité
- Rédaction, DSIHLes Hôpitaux Confluence poursuivent leur transformation numérique avec la mise en place de E-Confluence, une plateforme dédiée à l’organisation et à l’exploitation des données de santé produites par leurs établissements. Cet outil marque une nouvelle étape dans la structuration des informations clin...

Évaluation des ESSMS : la HAS précise son système de cotation
09 jan. 2026 - 10:46,
Actualité
- Rédaction, DSIHDans le cadre de l’amélioration continue du dispositif d’évaluation de la qualité des établissements et services sociaux et médico-sociaux (ESSMS), la Haute Autorité de Santé (HAS) apporte des précisions sur le système de cotation. Ces évolutions visent à sécuriser les pratiques d’évaluation et à re...

La société Nexpublica France sanctionnée par la Cnil
06 jan. 2026 - 07:56,
Actualité
- Damien Dubois, DSIHLe 22 décembre 2025, la Cnil a annoncé avoir infligé une amende de 1 700 000 euros à la société Nexpublica France pour manquement à l’obligation d’assurer la sécurité des données personnelles.

Contract Management : rigueur et dialogue au service des établissements de santé
15 déc. 2025 - 16:10,
Tribune
-Face à la pression financière croissante, la réduction des dépenses est devenue une priorité pour les établissements de santé. Dans ce contexte, maîtriser les engagements existants et éviter toute dérive est indispensable. C’est là qu’intervient le contract management, véritable outil stratégique po...
