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Plan cancer et bio-informatique
Ce plan innove en créant le métier d’infirmier clinicien et en reconnaissant pleinement les radiophysiciens et les dosimétristes comme professionnels de santé. Il renforce également la place des bioinformaticiens dans la gestion des « grandes données ».
Big Data
La labellisation des plateformes de séquençage et d’analyse des tumeurs et la création de plateformes de génomique va générer de grandes quantités de données à compiler, analyser, stocker dans un système fiable et utilisable à des fins thérapeutiques et de recherche.
Le plan cancer prévoit donc de promouvoir des équipes de recherche dédiées à l’analyse des données en réseau et de recruter des chercheurs et des ingénieurs en bioinformatique. Le gros enjeu de cette mesure sera de mettre en place des procédures partagées notamment pour assurer la qualité du séquençage à haut débit et l’analyse des résultats afin d’affiner les décisions de traitement.
Formations et attractivité
Cet objectif nécessite d’après le plan de renforcer les formations initiales. Des parcours dédiés au sein des masters de biologie et de santé vont être mis en place pour renforcer les programmes dans différents domaines (statistiques, épidémiologie, traitement des images et des données biomédicales). Des aides spécifiques aux universités seront attribuées par appels à projet. Et, par ailleurs, elles seront invitées à flécher des contrats doctoraux pour des ingénieurs ou des titulaires de masters sur ces mêmes types de thématiques.
Enfin, pour renforcer l’attractivité de ces métiers de la recherche, des quotas de postes de chercheurs, des chaires d’excellence et des contrats ATIP et Avenir[1] dédiés dans le domaine de la bioinformatique devraient être réservés pendant une durée expérimentale non encore déterminée.
[1] Ces contrats respectivement du CNRS et de l’Inserm et du CNRS permettent aux jeunes chercheurs de mettre en place et d’animer une équipe, promouvoir la mobilité et attirer dans les laboratoires de jeunes chefs d’équipes de haut niveau.
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