Télécardiologie : un suivi plus efficace sans coût supplémentaire
Sur un suivi de 27 mois, les coûts ambulatoires ont été réduits de 16%, ce qui représente une économie de 257 euros par patient et par an. Analyse réalisée « du point de vue de l’assurance maladie », précise le Dr Laurence Guédon-Moreau, cardiologue rythmologue au CHRU de Lille, qui a élaboré le protocole de cette étude. L’économie tient notamment à la réduction du nombre de consultations de suivi en mode « présentiel » (de 26%).
En février 2013, les premières conclusions de l’étude, menée dans plus de 40 centres en France, avaient déjà montré que le suivi à distance des DAI était sûr et non-inférieur en termes de sécurité comparé au suivi conventionnel ambulatoire.
Ces nouveaux résultats viennent étayer l’argumentaire des professionnels de la cardiologie qui ont travaillé sur des évaluations de forfaits de télé suivi des prothèses dans le cadre de négociations avec l’assurance maladie. Si le dispositif lui-même est pris en charge, l’acte médical ne l’est en effet toujours pas. Or ECOST permet de prouver qu’une prise en charge par l’assurance maladie, sur la base des propositions du CNPC (Conseil National Professionnel de Cardiologie), serait tout à fait rationnelle et n’engendrerait pas de coût supplémentaire, soulignent ses promoteurs. « Les économies générées pourraient être réaffectées pour rembourser de manière adéquate les services du médecin. »
Particularité de l’étude : les investigateurs ont, pour la première fois, pu avoir accès aux bases de l’assurance maladie (SNIIR-AM) et, de ce fait, utiliser des facturations réelles, extraites directement de ces bases, pour évaluer l’impact économique du suivi à distance.
D.L.
(1) Effectiveness and Cost Of ICD Follow-up Schedule with Telecardiology
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