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Les systèmes d'informations de santé, retour sur l'année 2013
En janvier, les industriels s'alarment de la modification du remboursement des actes de téléradiologie. Etonnant, chacun sait en effet que le monde de la santé croule sous les moyens et que nos politiques n'ont pas du tout l'habitude de changer les règles en cours de jeu.
En février, 211 éditeurs de logiciels référencés pour l'hôpital numérique. Quand on sait que la majorité d'entre eux ne verront pas la prochaine décennie (rachat ou plus probablement dépôt de bilan), ça donne confiance.
En mars, apparemment le temps maussade n'a inspiré personne.
En avril, un français sur deux se déclare adepte de l'Internet santé. Il y a fort à parier que pour la plupart cela signifie mettre son dossier médical dans Google. Amis responsables sécurité systèmes d'information, haut les cœurs le chômage n'est pas pour demain.
En mai, McKesson vend sa branche européenne.
En juin, le Cloud fait son entrée dans les établissements. Nul doute que le journaliste qui a pondu cette nouvelle devait rentrer d'un trip de plusieurs années en Papouasie Orientale : cela fait plus de 5 ans que les établissements tâtent du Cloud, la plupart du temps sans l'avoir choisi.
Juillet et août, plage pour tous.
Septembre, la messagerie de santé s’ouvre aux établissements. Voilà un projet d'avenir : on n'en est jamais qu'à la troisième mouture du projet qui piétine depuis allègrement dix bonnes années. Et il n'est même pas certain que la prochaine version soit la bonne (fidèle à son habitude, l'ASIP est évasive sur le sujet).
Octobre, Marisol Touraine va nommer un chef de projet pour le DMP de seconde génération, celui pour lequel les pouvoirs publics vont demander l'avis des patients. Tout va bien : plus que 5 ans avant qu'il se plante (comme le précédent), et pour la troisième version peut-être que l'on demandera l'avis des professionnels de terrain, praticiens ou informaticiens.
Novembre, entre les ponts et la pluie, rien de nouveau.
Décembre, Jean-Yves Robin quitte la direction de l'ASIP. On le regrettera beaucoup, lui et son discours à la méthode Coué sur le DMP. Peut-être qu'il pourrait profiter de ce congé sabbatique pour visiter un peu les autres pays (Espagne, Grande Bretagne, etc.) : il se rendrait compte qu'aucun d'entre eux n'a mis en place un DMP à l'échelle de 60 millions de patients.
Mais l'année 2014 commence déjà en fanfare : les sites Internet de la plupart des ARS de France ont été piratés et sont indisponibles. Soyons un peu indulgents : ils ne connaissent pas grand-chose à l'informatique, ce sont des ad-mi-nis-tra-tifs !
Et c'est tant mieux.
Wilbur
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