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En direct de Santexpo 2026 : L’Ecoscore des applications et SI de santé va être plus simple à utiliser

19 mai 2026 - 13:48,
Actualité - Morgan Bourven, DSIH
Illustration En direct de Santexpo 2026 : L’Ecoscore des applications et SI de santé va être plus simple à utiliser
Le service Ecoscore, utilisé pour calculer l’empreinte environnementale des applications et systèmes d’information de santé, va être simplifié afin d’en favoriser l’adoption, a-t-on appris lors d’un atelier organisé par l’Agence du numérique en santé (ANS), le 19 mai, à l’occasion du salon Santexpo.

Le numérique s’impose désormais aussi comme un sujet environnemental. Lors de cet atelier organisé au premier jour de Santexpo, Giovanna Marsico, directrice de projets éthiques et responsable de la cellule éthique à la Délégation du numérique en santé (DNS), a rappelé un chiffre désormais bien connu : le numérique représente environ 4 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Pourtant, son impact reste souvent invisible pour les utilisateurs comme pour les organisations.

C’est dans cette logique qu’a été développé l’Ecoscore. Il a été pensé comme un outil d’accompagnement plutôt que comme un instrument de sanction, a précisé Giovanna Marsico, « pour améliorer, tester et acculturer les établissements, dans une réflexion sur l’intégration de la soutenabilité environnementale dans leurs pratiques ».

Qu’est-ce que l’Ecoscore ?

L’Ecoscore s’inscrit dans un travail engagé depuis 2019 par l’ANS autour de la sobriété numérique et du développement durable. Lancé en avril 2022, il a été rendu obligatoire pour les solutions de téléconsultation par le décret du 29 février 2024, dans le cadre de l’agrément des sociétés de téléconsultation. Il constitue également un critère du référencement dans Mon espace santé.

Concrètement, l’outil permet de mesurer l’impact environnemental d’une application web ou mobile de santé à partir d’un parcours utilisateur représentatif. L’éditeur doit définir un scénario d’usage significatif, puis le rejouer sur la plateforme d’évaluation.

Le modèle de calcul repose sur les principes de l’analyse du cycle de vie (ACV). Trois grandes dimensions sont prises en compte : les performances et la consommation énergétique des terminaux, les volumes de données transférées et l’impact associé aux infrastructures serveurs et réseau. À partir de ces mesures, l’Ecoscore fournit plusieurs indicateurs environnementaux, notamment les émissions de CO2, la surface terrestre mobilisée et la consommation d’eau.

L’intérêt de la démarche réside aussi dans sa capacité à identifier précisément les zones les plus consommatrices. L’analyse détaillée des différentes étapes d’un parcours permet, par exemple, de repérer une page d’accueil particulièrement énergivore ou un écran générant un volume de données excessif.

L’outil reste gratuit, un point souligné à plusieurs reprises pendant l’atelier. À ce jour, 96 Ecoscores ont déjà été réalisés, dont 85 pour des applications de santé et 11 pour des systèmes de téléconsultation.

Une simplification majeure en préparation

Si le principe de l’Ecoscore est largement soutenu, son utilisation restait jusqu’ici relativement technique. La création des scripts d’automatisation nécessaires à l’évaluation nécessitait des compétences spécifiques et pouvait représenter plusieurs jours de travail.

C’est précisément ce frein que la DNS, l’ANS et Greenspector, société spécialisée dans la mesure et l’optimisation de l’empreinte environnementale et de la performance des services numériques, souhaitent désormais lever.

Depuis fin 2025, un travail de co-développement est en cours afin de préparer une nouvelle version de l’outil, dont les bêta-tests doivent débuter en juin. L’ambition affichée est de rendre l’Ecoscore beaucoup plus simple à utiliser d’ici septembre 2026.

Yves Le Gohebel, directeur général de Greenspector, a expliqué que le temps nécessaire à la préparation d’un parcours pourrait passer de deux jours à seulement deux heures. « La complexité technique ne doit plus être un frein à l’utilisation de l’Ecoscore », a-t-il résumé.

Olivier Philippot, CTO de Greenspector, a détaillé plusieurs évolutions prévues : une plateforme entièrement SaaS, un environnement plus convivial pour construire et tester les parcours, des aides contextuelles intégrées à l’interface, ainsi que des mécanismes simplifiés de génération des scripts.

Interrogée par DSIH sur une éventuelle extension de l’obligation d’utilisation de l’Ecoscore, Giovanna Marsico a répondu que la DNS ne « veut pas être les gardiens de l’écoresponsabilité, mais appuyer une démarche vertueuse », dans une logique « d’éducation plutôt que de coercition ». Parmi les pistes envisagées figure notamment la possibilité d’afficher, de manière facultative, l’Ecoscore des applications dans Mon espace santé.

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