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Sécurité informatique en santé : Appel à l’informaticovigilance
Ne soyons pas naïfs. Il ne suffira pas de certifier les logiciels d’aide à la prescription pour éviter tout danger. Pas plus que la normalisation AFNOR des installations électriques a écarté tout risque d’électrocution. Parmi les principales faiblesses de notre système de soins et de nos systèmes d’information en santé, n’oublions pas que nous avons encore un bon déficit en matière de gestion des risques et de déclaration (et d’analyse) des incidents. Ici et là, des équipes hospitalières (de pharmaciens surtout) ont commencé à travailler sur les erreurs médicamenteuses liées à l’informatisation du circuit du médicament. Signalons notamment un remarquable travail de thèse signé d’Aurélie Constans-Brugeais qui a analysé ces erreurs en menant une enquête multicentrique auprès de 5 établissements de Basse-Normandie. Tandis que Bruno Charpiat, pharmacien aux HCL, a étudié pas moins de 7000 ordonnances sur une période de 4 ans pour identifier les diverses catégories d’erreurs. On peut aussi noter l’action de précurseur du CHRU de Brest qui a mis en place une structure de logicio vigilance. La connaissance est éparse, mais elle n’est pas nulle. Reste à la formaliser, à la structurer (une fiche de déclaration constituant une étape indispensable)… et à en tirer les enseignements nécessaires. Dans les dysfonctionnements logiciels, il n’y a jamais de bouc émissaire trop facile, ni de solution trop évidente. Il devient indispensable que les utilisateurs fassent remonter tous les risques si l’on veut vraiment aller vers des actions correctrices et préventives. C’est une véritable culture de l’informaticovigilance qui doit naître aujourd’hui dans le secteur de la santé.
D.L.
Le dossier des Bugs dans DSIH numero 9
Article Le Parisien ("Mort sur ordonnance")
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