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Données de santé et prévention : comment Dell et Infor abordent le passage à l’échelle

16 fév. 2026 - 22:26,
Actualité - Rédaction, DSIH
Lors de la conférence Prevention & Longévité organisée le 5 février, une table ronde consacrée aux bilans de prévention et aux données de santé a réuni Dell Technologies, Infor et H.B.T Group France autour d’une question centrale : comment structurer l’accès et l’exploitation des données pour permettre à la médecine préventive de changer d’échelle. Les discussions ont porté sur l’infrastructure, l’interopérabilité et la gouvernance des usages dans un environnement encore fragmenté.

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La prévention fondée sur la donnée suppose de pouvoir mobiliser des informations issues de sources multiples : données biologiques, imagerie, dossiers cliniques, données administratives. Si ces données existent, leur accès et leur structuration restent complexes dans un paysage hospitalier marqué par l’hétérogénéité des systèmes d’information.

Le constat posé lors de la table ronde est clair : l’obstacle principal ne tient pas uniquement aux technologies disponibles, mais à la manière dont les données sont organisées, gouvernées et rendues exploitables.

Des infrastructures ancrées dans les établissements

Pour Dell Technologies, la priorité consiste à garantir un cadre d’exploitation maîtrisé des données primaires. Emmanuel Cannes, directeur Europe du Sud chez Dell Technologies, a rappelé l’importance de la proximité territoriale et de la confiance dans les environnements de stockage.

« Quand on parle de données de santé, il faut d’abord parler de confiance. On a confiance dans son médecin, dans son hôpital, dans son territoire. Avant de confier des données, il faut que cet espace soit clairement identifié et maîtrisé. »

L’approche décrite repose sur des architectures principalement on-premise, hébergées au sein des établissements, avec la possibilité d’extensions vers le cloud lorsque les usages le nécessitent. Cette organisation vise à maintenir la maîtrise des données primaires tout en permettant leur exploitation secondaire.

Structurer les flux entre systèmes hétérogènes

Du côté d’Infor, la discussion s’est concentrée sur l’interopérabilité et la structuration des flux entre applications. À travers sa plateforme Cloverleaf, l’éditeur travaille à l’industrialisation des transferts de données entre environnements informatiques complexes.

Pour Christophe Le Dantec, directeur EMEA de l’offre Cloverleaf chez Infor, la difficulté dépasse la simple connexion technique des systèmes : « Le problème n’est pas seulement technique, il est aussi organisationnel. Sans règles claires sur l’accès à la donnée, sur les responsabilités et sur les usages autorisés, il est difficile de constituer des jeux de données réellement exploitables. »

La question de la gouvernance apparaît ainsi comme un préalable à toute exploitation à grande échelle.

Une mémoire de santé structurée en FHIR

Plus tard dans la journée, la société française ESPEIR a présenté sa plateforme CLARYS, conçue pour permettre une lecture longitudinale de données structurées selon le standard FHIR, sans altération des applications sources. Une couche d’intelligence artificielle non générative permet de relier ces données aux terminologies internationales telles que SNOMED CT, afin de faciliter leur exploitation secondaire.

L’objectif décrit consiste à constituer une mémoire de santé transverse, indépendante des applications métiers, permettant d’accompagner la modernisation progressive des systèmes d’information sans perte d’historique.

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Un enjeu stratégique de pilotage

Pour Hicham Temsamani, fondateur de H.B.T Group France, la question de l’accès aux données dépasse la dimension technique : « Faciliter l’accès aux données de santé ne constitue pas uniquement un défi technique, mais un levier stratégique pour le pilotage du système de santé. »
Selon lui, la capacité à articuler données primaires conservées localement et données secondaires mobilisables pour la recherche, la prévention ou l’optimisation des parcours constitue une condition clé du déploiement de modèles préventifs structurés.

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Une dynamique appelée à s’inscrire dans le cadre européen

Au-delà du contexte national, ces initiatives s’inscrivent dans une dynamique plus large portée par la construction d’un espace européen des données de santé. La mise en place de cadres réglementaires communs et de standards d’interopérabilité à l’échelle de l’Union européenne devrait accélérer la mutualisation des données, favoriser la recherche clinique transfrontalière et renforcer la compétitivité du secteur de la santé numérique européen.

Dans cette perspective, la capacité des acteurs publics et privés à bâtir des architectures hybrides conciliant souveraineté, sécurité et partage des données constitue un enjeu stratégique majeur. Les modèles développés aujourd’hui autour d’écosystèmes nationaux peuvent être perçus comme les fondations d’un futur réseau européen de données de santé, au service d’une médecine préventive plus personnalisée, plus efficace et plus équitable.

 

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