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Télésurveillance et dispositifs médicaux : la connectivité au cœur

16 sept. 2024 - 10:37,
Actualité - Propos recueillis par Delphine Guilgot

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Illustration Télésurveillance et dispositifs médicaux : la connectivité au cœur
Il y a 3 ans, Philips renforçait son leadership dans le domaine des solutions de gestion des soins pour l'hôpital grâce à l'acquisition de Capsule Technologies. Experte de la connectivité médicale et de l’intégration de dispositifs médicaux et de données, l’ancienne start-up française démontre, s’il le fallait, le dynamisme d’un secteur qui a généré, en 2021, plus de 30 milliards d'euros de chiffre d'affaires, dont 10 milliards à l'exportation*. Rencontre avec Fabrice Dabilly, Responsable R&D chez Philips Capsule.

Qu’est-ce qui fait l’expertise de Philips Capsule ?

Notre histoire participe à notre expertise. Nous proposons des solutions de connectivité médicale depuis plus de 20 ans déjà. Nous avons évolué avec le secteur et ses réglementations, exclusivement concentré sur le software au début, puis en intégrant des hubs de connectivité hardware pour pouvoir connecter le plus de dispositifs médicaux possibles et répondre aux besoins des clients. Aujourd’hui, notre catalogue peut supporter plus de 1000 dispositifs médicaux, des respirateurs, aux pompes à perfusion en passant par les lits connectés. Ils sont issus de plus d’une centaine de marques, dont évidemment les solutions Philips. Pour répondre à la nécessité du continuum des soins, nous nous devons en effet d’être le plus agnostique possible et de proposer des solutions de connexions multiples : USB, wifi serie, …

Le secteur est particulièrement soumis aux contraintes de la réglementation. Comment vous y adaptez-vous ?

La réglementation européenne impose des exigences strictes en matière de conformité et de traçabilité. Elle est régie par un règlement connu sous le nom de EU MDR, pour Medical Device Regulation, entré en vigueur en mai 2021. Notre nouvelle offre « Capsule Surveillance » est une solution d’aide à la prise décision clinique.  Elle permet d’identifier potentiellement l’apparition de signes de détérioration de l’état du patient et d’en informer l’équipe de soins. Elle a été soumise en juillet 2024 à la certification et devrait être disponible pour 2025. Mais elle est déjà homologuée depuis deux ans, par la FDA et déployée aux Etats-Unis et au Canada.

Quelles avancées propose cette nouvelle offre ?

Aujourd’hui, la plateforme d’information MDIP disponible en Europe capture les données cliniques en continu et les transforme en informations exploitables pour la gestion des soins aux patients afin d’améliorer la collaboration entre les équipes de soins, de rationaliser les flux de travail cliniques et d’augmenter la productivité. Elle les envoie dans un autre système, que ce soit une base de données, un dossier patient informatisé, un système d’alarme ou autre, et les rend disponibles pour être visualisées par d’autres systèmes.  « Capsule Surveillance » va permettre de visualiser ces informations, via un écran de contrôle accessible directement dans les bureaux des soignants. Grâce à des moteurs de combinaisons intelligentes, les données vont pouvoir être combinées, remontant les données des patients ainsi que des alarmes.

En quoi cela pourrait-il potentiellement améliorer la prise en charge du patient et la pratique des soignants ?

Cela permet de mettre en place des alertes plus précises, plus pertinentes et éventuellement d’alléger la surcharge d’alarmes. Par exemple, si le patient dispose d’un dispositif médical qui remonte la tension artérielle et un autre la respiration, il va être possible de cumuler ces deux données, de les fusionner et de faire en sorte qu’une alerte soit générée uniquement quand plusieurs conditions sont réunies. Cela peut éviter de faire sonner des alarmes trop vite. Nous travaillons directement avec les cliniciens pour définir des règles spécifiques et adaptées. Le hub de connectivité qui fait le lien entre les dispositifs médicaux et le dossier patient informatisé peut supporter jusqu’à 8 DM différents par patient, ce qui correspond généralement au maximum des usages constatés, en soins intensifs notamment. Le tableau de bord à disposition du personnel soignant peut, quant à lui, afficher les données de nombreux patients, y compris les signes vitaux et les courbes. Il est totalement paramétrable par l’établissement en fonction de ses besoins. Nous travaillons également à l’ergonomie pour faciliter les usages. Il est ainsi possible de documenter et de récupérer les courbes de données des patients, enregistrées à l’instant T, et de les intégrer au DPI en format PDF.  Nous travaillons également sur la mise à disposition d’un outil d’annotations intégré.

Le système d’alerte est-il flexible ?

Tout à fait ! Il est par exemple possible d’activer des notifications téléphoniques, E-mails, Led Signs et autres systèmes tiers sur la base de critères et de cibles définis en amont. Et pour plus de sécurité, nous avons mis en place un système d’acceptation ou de rejet d’alerte. Dans ce dernier cas, la notification repart vers un autre contact afin de ne pas se perdre. Les professionnels peuvent également désactiver les notifications en cas d’absence. Enfin, nous tenons à garantir la possibilité de l’intervention humaine. Si les données reçues pour le patient n’activent pas d’alerte mais inquiètent le soignant, il a la possibilité de forcer le système en déclenchant une alerte manuelle.

Dans le contexte actuel de cybermenaces qui pèsent sur les données de santé, comment assurez-vous leur sécurité ?

Toutes les données qui basculent entre le hub et le système tiers sont cryptées. Depuis quelques semaines la nouvelle version du hub propose même un mini-réseau par chambre, qui peut rendre  le piratage plus difficile. La sécurité est un sujet qui nous tient à cœur et sur lequel nous travaillons beaucoup. Le support des équipes Philips est d’un grand apport dans ce domaine. Il nous permet de vérifier, et re-vérifier, nos tests. Enfin, évidemment, en accord avec la certification HDS, il n’y a pas de stockage autre que temporaire, dans le cas où le réseau de l’hôpital serait défectueux.


* rapport publié par le SNIEM : Snitem-Panorama-chiffre-des-DM-2023.pdf

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