
Publicité en cours de chargement...
Innovation : et si on parlait enfin aux paramédicaux ?
Souvent oubliés des stratégies de l’innovation au profit des professionnels médicaux, les infirmiers, kinésithérapeutes, ergothérapeutes, … en sont pourtant les premiers utilisateurs. Franck Mouthon, Président de France Biotech, le concède dès son introduction. « L’innovation ne peut tenir uniquement en un achat hospitalier pour ensuite ne pas servir, ne pas répondre à un besoin. » C’est désormais un fait : les instances de gouvernance sont conscientes de la nécessité de prendre en compte l’expertise terrain pour développer et affiner les solutions innovantes en santé. « Renforcer la relation avec les professionnels paramédicaux et ne plus seulement les prendre en compte en fin de parcours doit devenir une évidence » confie-t-il à l’assemblée.
Dans un secteur rongé par le turn-over et les difficultés de recrutement, les intervenants se sont interrogés sur les capacités de l’innovation à améliorer l’attractivité des métiers. François Braun, Ministre de la santé et de la Prévention, dans son introduction vidéo aux échanges, y voit l’occasion « d’un mode d’exercice plus moderne qui fera gagner du temps de soin » et espère beaucoup de la multiplication des terrains d’expérimentation, notamment grâce aux appels à projets comme celui des tiers lieux ou encore France 2030.
Côté soignant, la modération est de mise. Pour Laurence Laignel, Présidente de l’Association française des directeurs des soins (AFDS), « l’innovation est très enthousiasmante pour l’accompagnement des patients. Pour autant, elle nous oblige aussi à une réflexion autour de plusieurs enjeux. » Là encore, le sujet de l’interopérabilité et de l’articulation des données revient sur la table. Un autre enjeu est celui de l’attention porté à l’intérêt du travail, l’importance de laisser le professionnel être dans le soin, tout comme la relation au patient. « Parfois, la dimension intelligente de la technologie contraint le professionnel à se consacrer sur l’outil plus que sur le patient » craint-elle.
Pour autant, si des fils rouges se sont dégagés de ces riches échanges, ce sont ceux de la recherche et de la formation. Que ce soit pour les IPA ou pour les kinésithérapeutes, représentés ce jour, il semble primordial de leur libérer du temps pour les intégrer dans les projets de recherche. Parallèlement, sur le terrain, la formation des équipes est un enjeu fort pour l’appropriation et les usages. Et là aussi, il peut être pertinent d’intégrer l’innovation dans la démarche. Et de fait, la boucle est bouclée.
Avez-vous apprécié ce contenu ?
A lire également.

Vers un espace européen commun des données relatives à la santé
25 fév. 2020 - 09:29,
Actualité
- DSIH, Damien DuboisLe 19 février, la Commission européenne a publié sa stratégie pour les données, qui prévoit notamment de créer neuf espaces européens uniques des données, dont un consacré aux données de santé.
L’interopérabilité au cœur des projets de données (volet 4)
17 déc. 2019 - 10:56,
Actualité
- DSIHLa difficulté pour les start-up qui veulent développer des solutions d’intelligence artificielle destinées au parcours de soins est d’accéder aux données des systèmes d’information des établissements de santé. Lever cet obstacle passe par l’interopérabilité. C’est ce que nous explique François Decou...

City Healthcare 2026 : IA en santé, quels usages et quelles preuves ?
28 sept. 2026 - 18:39,
Actualité
- Par Anna Pujol Mazzini, DSIHLe 6 octobre, la 11e édition de City Healthcare, à la Cité des Congrès de Nantes, mettra au cœur des échanges une transformation désormais incontournable : l'intelligence artificielle qui s'installe dans les pratiques médicales et change progressivement la manière de diagnostiquer, de soigner, de su...

SantExpo 2026 : de l’usage secondaire des données hospitalières à l’accélération de la collecte de données primaires, quelles réponses aux nouveaux enjeux de la recherche clinique ?
19 mai 2026 - 17:00,
Actualité
- Par Pauline Nicolas, DSIHSi nous devions trouver un dénominateur commun afin de dépasser la distinction entre l’utilisation primaire et l’utilisation secondaire des données de santé, ce serait sans conteste la recherche. C’est ce qu’a démontré cette agora présentée par HEVA qui s’est articulée autour de deux axes forts : la...
