Publicité en cours de chargement...
Les cahiers des charges « IA Booster France 2030 » et de l’appel à projets de Bpifrance sur l’IA embarquée, entérinés au JO
IA Booster France 2030
Le premier arrêté daté du 11 mai et paru le 9 juin concerne l’approbation du cahier des charges du programme IA Booster France 2030 du plan France 2030, relatif à l’action « Aides à l’innovation Bottom-up », volet « Aides Guichet ». Ce programme accompagne les entrepreneurs dans l’intégration de solutions d’intelligence artificielle au sein de leur entreprise pour augmenter leur productivité et enrichir leurs offres via des formations et des missions de conseil de sensibilisation à l’intelligence artificielle ou d’accompagnement dans l’exploitation des données et l’intégration d’une solution d’intelligence artificielle.
L’enveloppe dédiée de 25 millions d’euros doit accompagner les PME et ETI françaises dans leurs processus de transformation numérique, d’enrichissement de leur offre par de nouveaux services, d’amélioration de leur compétitivité et de modernisation de leur appareil de production grâce à l’intégration de solutions d’intelligence artificielle. Priorité est donnée aux entreprises de 10 à 2 000 collaborateurs dont le chiffre d’affaires est supérieur à 250 000 euros.
La première étape consiste à les aider à effectuer un autodiagnostic en 15 minutes via des modules de formation en ligne. Un premier webinaire de formation, « Qu’est-ce que l’intelligence artificielle et comment en profiter ? », est organisé le 27 juin. La deuxième étape permet de trouver de nouveaux axes de croissance et de mettre l’intelligence artificielle au service des projets de transformation des entreprises avec le Diagnostic Data IA. La troisième phase propose, après sélection de solutions d’intelligence artificielle, une mission de conseil sur dix jours pour qualifier la ou les solutions d’IA répondant aux besoins et en établir le plan de mise en œuvre. Un accompagnement à l’expérimentation de la solution d’intelligence artificielle retenue est prévu, auquel est associée une mission de conseil visant à amorcer le déploiement opérationnel de la solution d’IA.
IA et maturation technologique
Le second arrêté, daté lui aussi du 11 mai et paru le 9 juin, concerne l’approbation du cahier des charges de l’appel à projets de Bpifrance, « Maturation technologique et démonstration de solutions d’intelligence artificielle embarquée ». Il est destiné à soutenir les innovations matérielles et logicielles liées aux applications d’IA embarquée depuis leur conception jusqu’à la démonstration de leur efficacité en situation réelle. L’ambition est d’accompagner la création d’une offre française de composants, plateformes logicielles et algorithmes optimisés pour les systèmes embarqués intelligents intégrant des fonctionnalités d’IA à la périphérie.
L’appel à projets comporte un premier volet concernant « la démonstration du déploiement de solutions basées sur l’IA embarquée dans des produits et procédés industriels de tous secteurs ». Ce volet vise des projets collaboratifs devant aboutir avec un horizon de deux à trois ans à un démonstrateur mettant en œuvre de l’IA au sein d’un système embarqué avec un cas d’usage clairement identifié. L’objectif est d’accélérer l’intégration de nouvelles offres technologiques. Le second volet se rapporte à « la maturation technologique d’architectures et plateformes matérielles dédiées à l’IA embarquée ». Il cible le domaine du hardware dédié à l’IA, en particulier les semi-conducteurs, avec un horizon de mise sur le marché des produits développés plus lointain que dans le premier volet, à savoir de trois à cinq ans. La finalité est la validation de technologies de composants dédiées à l’application en embarqué ou en périphérie de modèles d’apprentissage machine sur des architectures matérielles particulièrement avancées, notamment neuromorphiques.
L’appel à projets s’étend à l’électronique (composants et accélérateurs dédiés à l’IA, interfaces hardware, compilateurs et logiciels…), l’informatique (architectures de collecte et de stockage de données distribuées pour l’IA, traitement de données distribuées, apprentissage automatique, apprentissage automatique profond…), les mathématiques (modèles d’analyse des données…) ainsi que les disciplines et domaines d’applications concrètes de l’IA. Il est ouvert jusqu’au 18 janvier 2024.
Avez-vous apprécié ce contenu ?
A lire également.

Les grandes tendances des systèmes d’information hospitaliers en 2026
09 mars 2026 - 09:40,
Tribune
-L’an dernier, nous présentions plusieurs tendances des systèmes d’information hospitaliers : cybersécurité, convergence des SI dans les GHT, données de santé, intelligence artificielle ou interopérabilité.

Un projet de guide sur l’IA en santé soumis à consultation par la HAS et la CNIL
09 mars 2026 - 09:23,
Actualité
- Rédaction, DSIHIssu d’un travail pluridisciplinaire, le projet de guide intitulé « IA en contexte de soins » vise à apporter des éclairages aux professionnels de santé concernant leurs obligations et les bonnes pratiques à adopter. Le document est soumis à consultation publique jusqu’au 16 avril 2026.

« En santé, l'innovation n'a de valeur que si elle disparaît dans l'usage »
03 mars 2026 - 08:24,
Actualité
- Rédaction, DSIHInnovation, cloud, IA, plateformes… En santé, les discours technologiques abondent, mais les usages peinent encore à suivre. À l’Hôpital Américain de Paris, le projet AHP Med a pris le contrepied : partir du terrain, accepter l’imperfection initiale et construire pas à pas un outil adopté par les mé...

Analyses d'impact RGPD et AI Act, obligations respectives et liens
03 mars 2026 - 07:57,
Tribune
-Parmi les obligations du Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD), l'analyse d'impact relative à la protection des données apparaît centrale et également parfois complexe à mettre en œuvre. L'AI Act requiert la réalisation d'une analyse d'impact des systèmes d'IA à haut risque sur les...
