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L’intelligence artificielle pour détecter les polypes colorectaux

04 avril 2023 - 10:40,
Actualité - DSIH
Le 29 mars, l’Institut Paoli-Calmettes de Marseille a publié un communiqué de presse sur l’essai thérapeutique qu’il mène notamment à l’aide du G-Eye®, un coloscope déplissant mieux les haustrations coliques à l’aide d’un ballon distal. Il espère pouvoir augmenter avec ce dispositif le taux de détection de polypes.

Pour l’Institut Paoli-Calmettes (IPC) de Marseille, l’intégration dans la pratique de technologies de pointe en gastroentérologie est l’un des facteurs clés de l’optimisation de la prévention du cancer colorectal. L’équipe de gastroentérologues utilise plusieurs dispositifs innovants utilisant notamment l’intelligence artificielle (IA).

Augmenter la précision des coloscopies

Le G-Eye® est un endoscope de dernière génération pour le traitement endoscopique du tractus gastro-intestinal. Concrètement, il déplie les haustrations coliques à l’aide d’un ballon distal intégré. Son insufflation au retrait de l’endoscope permet de mieux centrer l’image et de mieux déplisser la paroi. Un autre système d’aide à la détection en temps réel des polypes du côlon et du rectum est utilisé à l’IPC depuis 2020. Grâce à l’IA, le Genius™ Medtronic signale automatiquement en temps réel les lésions telles que les polypes et les adénomes colorectaux au gastroentérologue. Selon l’IPC, l’assistant virtuel augmente la précision de la détection des lésions avec une sensibilité du système qui avoisine les 100 %.

Le couplage des deux solutions permet d’analyser le flux vidéo pour reconnaître le type de polype. L’IA se base sur sa forme, sa couleur, sa vascularisation et projette en temps réel une fenêtre active pendant les procédures de coloscopie. Les anomalies sont signalées par l’affichage d’une case verte dans la zone à considérer sur laquelle le médecin peut se concentrer. L’assistant virtuel aide ainsi à la détection d’anomalies qui, sans lui, pourraient passer inaperçues. Grâce aux informations délivrées, le gastroentérologue peut placer des marqueurs et prélever un échantillon de tissu ou procéder à l’ablation totale de la zone.

L’importance des actions de prévention et de dépistage

L’IPC a réalisé une vidéo intitulée « L’intelligence artificielle en action pour des examens plus efficaces » qui insiste sur la nécessité de la prévention et du dépistage pour réduire les risques de cancer ou anticiper le diagnostic. « L’équipe de gastroentérologues de l’IPC intervient à chaque étape de la prise en charge du cancer colorectal et notamment lors de la phase précoce. En cas de test positif, un des gastroentérologues spécialisés recevra le patient en consultation dans un délai maximal de sept jours. Dans les dix jours suivants, une coloscopie sera organisée au bloc d’endoscopie digestive avec au préalable une consultation d’anesthésie, parfois possible le jour même de la consultation de gastroentérologie si le patient habite loin », précise le Dr Jean-Philippe Ratone, gastroentérologue.

Le dépistage de masse est organisé pour les personnes asymptomatiques de 50 à 74 ans afin de diagnostiquer le cancer à un stade précoce, voire précancéreux. En cas de symptômes digestifs ou d’antécédents familiaux, une coloscopie peut être proposée par le gastroentérologue en première intention. Quand la lésion ne peut être retirée par endoscopie, une biopsie sera réalisée avant que les équipes de chirurgie colorectale et d’oncologie digestive n’échangent leurs points de vue sur la prise en charge du patient, qui, rapide et personnalisée, augmentera ses chances de guérison et évitera le retard diagnostique et thérapeutique.

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