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En direct des #JOUSIB22 | Le numérique responsable au cœur des politiques publiques

Dominique Pon a fait part du début de réflexion à l’œuvre sur la responsabilité environnementale dans le secteur de la santé, avec un système de labellisation intégrant notamment un écoscore pour les applications de santé citoyennes. Les hôpitaux vont y être soumis pour leurs systèmes d’information. Une approche nouvelle qui va conditionner l’obtention des financements pour accompagner le développement inéluctable du numérique en santé. Les ambitions sont fortes.
Du côté de la Région Bretagne, la collectivité s’est aussi fixé des objectifs ambitieux : réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 24 % d’ici 2030. La mission n’est pas simple. « Il est difficile de mesurer précisément le coût des activités numériques », souligne Céline Faivre. Des métriques restent à construire. Quoi qu’il soit, la dynamique est lancée, avec une approche dite des 4R (réduire, réparer, réemployer, recycler) qui vise à mieux acheter les équipements numériques et adapter le développement de leurs usages, tout en renforçant les filières d’économie circulaire. « L’action publique a valeur d’exemple », dit-elle, tout en appelant au développement d’un référentiel commun aux collectivités leur permettant de se comparer et de s’améliorer. Les avancées en faveur d’un numérique éthique doivent se faire ensemble, a-t-elle rappelé.
Pour Dominique Pon, les acteurs du numérique doivent faire leur ce principe du serment d’Hippocrate : primum non nocere, soit en premier, ne pas nuire. « Il faut veiller à ne pas nuire en pensant faire bien », développe-t-il. Il évoque aussi la notion d’implication sincère et honnête des citoyens dans la gouvernance des politiques publiques. Des citoyens ont été tirés au sort dans le cadre de la feuille de route du numérique en santé. Ils ont été formés aux enjeux de sécurité, d’usage et de partage des données de santé mais également de responsabilité sociale et environnementale. Cette intégration des citoyens dans les politiques publiques est essentielle, à ses yeux. C’est ainsi, dit-il, « que nous parviendrons à trouver les bonnes orientations et les bons équilibres sur ce qui est faisable et qui n’est pas de l’ordre du fantasme, tout en étant suffisamment ambitieux pour avoir un pays responsable sur ces sujets ». Ce pari peut faire changer la donne dans le secteur de la santé, il en est convaincu. En matière de numérique responsable, « l’action publique ne peut pas tout, a ajouté Céline Faivre. Elle doit partager cette responsabilité avec les acteurs publics et les citoyens. C’est collectivement que nous réussirons ».
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