Publicité en cours de chargement...

Publicité en cours de chargement...

Publicité en cours de chargement...

Un troisième robot de préparation d’anticancéreux injectables à Gustave-Roussy

21 déc. 2021 - 11:02,
Actualité - DSIH
Le 13 décembre, le département de pharmacie clinique du centre de lutte contre le cancer Gustave-Roussy a inauguré une nouvelle plateforme dotée d’un troisième robot de préparation d’anticancéreux injectables et devient l’un des départements de pharmacie clinique les plus robotisés au monde.

Mi-décembre, la nouvelle plateforme robotisée du département de pharmacie clinique du CLCC Gustave-Roussy à Villejuif (94) a accueilli un troisième robot de préparation d’anticancéreux injectables de dernière génération, afin d’accroître la sécurité de leur fabrication, d’optimiser les flux et de rendre l’environnement de travail plus serein. Deux premiers robots avaient déjà été acquis en 2018.

Croissance de l’ambulatoire

Ce nouvel équipement est destiné à apporter une réponse à la croissance importante de l’activité ambulatoire de l’Institut en améliorant la régularité de la production et les délais de fabrication. L’objectif est d’optimiser la prise en charge à l’hôpital de jour et de réduire les délais d’attente tout en maintenant un cadre sécurisé. Le département produit quotidiennement entre 320 et 350 préparations d’anticancéreux injectables, dont la moitié environ est assurée par les trois robots. Chacun d’entre eux fabrique de 60 à 90 préparations de chimiothérapie ou d’immunothérapie par jour, soit plus de 80 000 par an.

Aujourd’hui, entre 40 et 55 % de la production est automatisée. « Nous prévoyons en 2022 pour le département une montée en charge de la production robotisée jusqu’à 80 % grâce à l’installation d’une caméra de contrôle de haute précision qui nous permettra d’atteindre 100 % de préparations sécurisées », explique le Dr André Rieutord, chef du département de pharmacie clinique de Gustave-Roussy dans un dossier de presse.

Un process sécurisé

En termes de sécurité, chaque robot effectue des contrôles in process à toutes les étapes de la préparation et des contrôles visuels par caméra avec lecture des codes-barres de l’identité du principe actif et du solvant de dilution. Dans un processus de vérification continue, les contrôles systématiques de pesée (gravimétrie) sont automatisés pour vérifier l’adéquation entre la dose prélevée et prescrite, dans un environnement supervisé en termes de comptage des particules. La préparation de chimiothérapie n’est libérée qu’après vérification par le pharmacien que chaque poche contient nécessairement le bon produit, à la bonne dose et dans le bon soluté.

Évolution des métiers

Dans le même temps, la gestion des flux a été entièrement repensée selon un principe de marche en avant dans un objectif de sécurité et de performance. L’environnement de travail serein a ainsi été amélioré, notamment par une anticipation des prescriptions. L’équipement innovant soulage également les préparateurs en pharmacie de tâches complexes et répétitives pour se concentrer sur les activités à plus grande valeur ajoutée. Les équipes sont ainsi moins exposées aux produits toxiques et moins susceptibles de développer des troubles musculosquelettiques. De plus, la complexité sans cesse accrue des préparations rend de plus en plus difficile la fabrication manuelle des poches de traitement. « Notre objectif est donc de permettre aux préparateurs en pharmacie d’acquérir de nouvelles compétences liées à la robotisation et à l’automatisation », précise le Dr André Rieutord.

Un équipement adapté aux jeunes patients

Le robot de dernière génération permet notamment de réaliser des doses de traitement plus petites (dès 0,3 ml), adaptées au département de pédiatrie. Par exemple, le témozolomide est une chimiothérapie contre le médulloblastome, un cancer pédiatrique des enfants en bas âge. Il n’était jusque-là disponible qu’en gélules, difficiles à administrer à un enfant. Il est aujourd’hui disponible en suspension buvable prête à l’emploi et avec masquage de goût. Une autre forme orale va être développée pour la vinorelbine, afin de prolonger le traitement initial du rhabdomyosarcome par une chimiothérapie de maintenance. Aujourd’hui, ce médicament est disponible en intraveineux, mais les doses ne sont pas adaptées aux enfants. Il existe également sous forme de capsules trop grosses pour les jeunes patients.

Avez-vous apprécié ce contenu ?

A lire également.

Illustration ZenIA, l’IA utile qui transforme les processus hospitaliers

ZenIA, l’IA utile qui transforme les processus hospitaliers

05 mai 2026 - 07:53,

Tribune

- Zenidoc

Dans la santé, l’enjeu n’est plus seulement d’accéder à des modèles performants, mais de les intégrer aux usages réels. Avec ZenIA, Zenidoc défend une IA concrète, souveraine et opérationnelle, capable d’agir sur les processus hospitaliers, de la préparation de l’information à sa diffusion dans le d...

Illustration Soigner mieux, cliquer moins : l’utilité clinique comme boussole du numérique en santé

Soigner mieux, cliquer moins : l’utilité clinique comme boussole du numérique en santé

04 mai 2026 - 15:15,

Tribune

- Par Amel Mokrani Bois, Directrice générale de Dedalus France

Le système de santé français change de rythme. L’accélération des usages, l’explosion des volumes de données, les tensions démographiques et budgétaires imposent de transformer en profondeur nos organisations. Dans ce contexte, prendre la direction de Dedalus France aujourd’hui, c’est assumer pleine...

Illustration Comment Médiateam utilise l’intelligence artificielle pour interroger les données de reporting des établissements médico sociaux

Comment Médiateam utilise l’intelligence artificielle pour interroger les données de reporting des établissements médico sociaux

28 avril 2026 - 16:41,

Communiqué

- Médiateam

Répondre à la multiplication des demandes d’indicateurs de l’ANAP, des ARS et du référentiel SERAFIN PH

Illustration Imagerie médicale : Bruxelles finance le déploiement de l'IA à grande échelle

Imagerie médicale : Bruxelles finance le déploiement de l'IA à grande échelle

27 avril 2026 - 10:07,

Actualité

- Rédaction, DSIH

La Commission européenne vient de débloquer une enveloppe de 9 millions d'euros pour accélérer l'adoption clinique de l'intelligence artificielle. Ce nouveau programme européen cible spécifiquement la radiologie, en imposant aux futurs projets une interconnexion étroite avec les infrastructures de d...

Lettre d'information.

Ne manquez rien de la e-santé et des systèmes d’informations hospitaliers !

Inscrivez-vous à notre lettre d’information hebdomadaire.