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Évaluation des applications de santé mobile par la HAS
En juillet 2020, la Délégation ministérielle du numérique en santé (DNS) a mobilisé la Haute Autorité de santé (HAS) pour contribuer à l’élaboration du cadre de référencement du magasin d’applications sélectionnées et référencées prévu dans « Mon espace Santé ». En réponse, la HAS a publié fin juin une Évaluation des applications dans le champ de la santé mobile (mHealth) qui procède à un état des lieux de l’évaluation en la matière et à la définition de critères de qualité du contenu médical pour référencer les applications dans l’ENS et le bouquet de services destinés aux professionnels.
Améliorer la confiance des utilisateurs
La HAS a identifié en 2020 plus de 350 000 applications concernant la santé disponibles sur les différents magasins en ligne (App Store, Google Play Store, etc.) ; une expansion qui rend difficile le choix des utilisateurs et des professionnels concernés de même que celui des conseils pour adopter la bonne application.
Des dispositifs d’évaluation existent pour remédier à cette difficulté et « améliorer la confiance dans l’utilisation des applications mobiles à visée de bien-être et de santé ». Ils concernent différents volets : technique, sécurité, protection des données personnelles, ergonomie, accessibilité, qualité du contenu, fiabilité, etc. La HAS avait d’ailleurs déjà publié, en 2016, un premier référentiel de 101 critères couvrant cinq domaines.
Préparer « Mon espace Santé »
L’action 16 de la feuille de route « Accélérer le virage numérique en santé » prévoyait la création d’un espace numérique de santé (ENS), devenu depuis lors « Mon espace Santé ». La phase pilote démarre en ce mois de juillet 2021 et intégrera notamment quatre services socles : le DMP, l’agenda de santé, la messagerie sécurisée de santé et l’accès à des applications utiles pour la santé, sélectionnées et certifiées par l’État.
Ce magasin d’applications sélectionnées et référencées se composera de solutions développées par des acteurs publics ou privés, nationaux ou locaux, dans les domaines de la santé et du bien-être. Comme pour l’ensemble de « Mon espace santé », l’usager gardera la maîtrise des services qui pourront accéder à son compte en donnant son consentement libre et éclairé.
En prévision, l’année dernière, la DNS a sollicité la HAS pour définir un socle minimal de critères de qualité du contenu médical. En parallèle, d’autres éléments seront proposés en termes d’éthique, de protection des données, d’interopérabilité…
17 critères pour quatre types de contenu de santé
Ce socle minimal doit s’adapter aux différentes formes de contenu médical des applications mobiles : informations générales ou d’éducation à la santé, contenu produit par l’utilisateur via des objets connectés, des questionnaires ou des capteurs disponibles dans le téléphone… La HAS est partie du référentiel de 2016 pour identifier les quatre types de contenu :
Le contenu initial de santé. Il comprend six critères centrés sur la qualité de la production, l’organisation des informations scientifiques et la qualité de leur gestion (expertise des auteurs, transparence et actualisation des sources, liens d’intérêts et niveau de preuve).
Le contenu généré. Il inclut deux critères sur la pertinence ainsi que la fiabilité de la collecte de données et le support utilisateur en vie réelle.
Le contenu interprété. Il comporte deux critères sur la qualité de l’interprétation des données, selon que cette dernière relève d’un professionnel ou d’un algorithme intégrant, ou non, une intelligence artificielle.
Le contenu affiché. Les sept critères concernent l’accessibilité de l’information, la manière dont le message a été testé et compris par l’utilisateur ainsi que la qualité de l’affichage du contenu.
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