À Lyon, le centre hospitalier Saint-Joseph – Saint-Luc passe à la reconnaissance vocale dans le Cloud

Sébastien Beaux, responsable des systèmes d’information du centre hospitalier Saint-Joseph – Saint-Luc, détaille les plus-values techniques de cette montée de version : « La nouvelle solution Dragon Medical One qui remplace Dragon Medical Direct permet désormais un usage en mobilité, grâce au mode SaaS. » Une possibilité qu’apprécie le Dr Sylvain Ranc, cardiologue, qui consulte à l’extérieur de l’établissement lyonnais. Le passage à Dragon Medical One répond également aux nouveaux besoins de télétravail des professionnels de santé dans le contexte actuel de crise sanitaire et présente d’autres intérêts techniques, comme les mises à jour plus fréquentes assurées par l’éditeur. Ce dernier a également accompagné la DSI de l’établissement dans la reprise de l’ensemble des paramétrages des équipes SI et des utilisateurs. « Il fallait maintenir les médecins dans leur environnement de travail lors de la mise en production », rapporte Sébastien Beaux.
La transition s’est faite naturellement, les deux solutions étant pratiquement « superposables », comme le mentionne le Dr Sylvain Ranc. Si l’outil est déjà bien connu des médecins, le cardiologue relève une évolution appréciable, et non des moindres : « Le correcteur orthographique et grammatical est très performant. Je n’ai plus besoin de relire mes comptes rendus. » Ce qui concrètement se traduit par un gain de temps de deux à trois minutes pour des consultations d’une vingtaine de minutes. Même constat pour le Dr Marianne Lavy, chirurgien viscéral : « Je n’ai plus de coquilles orthographiques avec cette version, relève-t-elle avant d’ajouter : Je peux produire mes comptes rendus opératoires et d’hospitalisation standardisés en temps réel, avec une check-list, et les délivrer rapidement aux collègues et aux patients. »
Compte tenu de la simplicité de prise en main de Dragon Medical One, le centre hospitalier Saint-Joseph – Saint-Luc a privilégié la communication autour de la nouvelle solution, avec la remise d’une fiche réflexe aux utilisateurs, plutôt qu’une formation. « Elle n’est pas nécessaire, confirme le Dr Sylvain Ranc. La transition est fluide. » Le Dr Marianne Lavy abonde dans le même sens : « C’est simple, rapide et intuitif. »
L’ensemble des 200 médecins de l’Espic lyonnais va rapidement pouvoir utiliser l’outil. Mais ils ne seront plus les seuls à tirer parti des nouvelles fonctionnalités. « Nous allons aussi équiper les soignants de cette solution technique qui simplifie la vie, annonce Sébastien Beaux. Certains d’entre eux ont des besoins grandissants de production d’information au sein du DPI. » Le développement aura lieu progressivement dans les prochaines semaines.
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