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APSSIS 2021: de l'importance du dialogue entre DSI et ingénieurs biomédicaux
Devant l'informatisation croissante des équipements médicaux, l'association a mis en place un groupe de travail visant à faire en sorte que les ingénieurs biomédicaux « parlent d'une voix commune aux nombreux fournisseurs » présents sur le secteur et que ces derniers « s'habituent à répondre aux mêmes recommandations », a expliqué Valérie Moreno, ingénieur biomédical au CHU de Bordeaux et présidente de l'Afib. Ses membres ont présenté en décembre 2020 leurs cinq recommandations, qui ont depuis été publiées dans la revue IRBM News (vol.42) : intégrer la sécurité numérique dans les procédures d’acquisition ; définir la collaboration dans les établissements de santé ; assurer la sécurité des équipements biomédicaux ; définir la criticité des équipements biomédicaux ; agir rapidement en cas de cyberattaque.
La mise en œuvre de ces recommandations, et en particulier celle sur « la collaboration dans les établissements de santé », implique la mise en place d'un dialogue entre les équipes biomédicales et la direction des systèmes d’information. Il y a 15 à 20 équipements par lit d'hospitalisation et « la demande d'équipements connectés ne fait que croître », a souligné Sandrine Roussel, ingénieure biomédicale au CHU de Besançon et membre du groupe de travail. Les ingénieurs biomédicaux ont donc de plus en plus tendance à « se reposer sur les services informatiques » ce qui peut créer « des tensions dans beaucoup d'établissements dues à une mauvaise définition des périmètres », a-t-elle observé. Pour apaiser les frictions, il n'est pas forcément nécessaire de placer les deux équipes sous la même tête. En réponse à l’interrogation d'un DSI de centre hospitalier présent dans le public, Sandrine Roussel a expliqué que si « une même direction permet d'avoir des objectifs communs », ce n'est pas un passage obligé. Néanmoins, « un élément facilitateur est d'avoir un technicien informatique dédié au dépannage des équipements biomédicaux, ce qui est plus simple que de passer par une assistance », a-t-elle conseillé. « Un autre modèle qui se développe et commence à prouver son efficacité est le fait d'avoir des ingénieurs biomédicaux dédiés au maintien fonctionnel des équipements », a ajouté Valérie Moreno.
(1) /article/4298/en-direct-de-l-apssis-conference-afib.html
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