Dedalus : des innovations fortes pour une intégration progressive
Dedalus affiche un positionnement fort avec sa nouvelle stratégie D4U pour aider les établissements de santé à réussir leur mutation numérique. Pourriez-vous nous en rappeler la philosophie ?
La stratégie D4U vise à pérenniser les investissements de nos clients équipés des dossiers patients informatisés DXCare et désormais Orbis, sans tout remettre à plat. Cette stratégie a été pensée pour accompagner une évolution et non une réécriture de la globalité de notre base installée, en France comme à l’international, par l’ajout de nouvelles technologies. Nous posons une couche d’interopérabilité et de rétrocompatibilité sur DXCare et Orbis, pour accueillir quand de besoin toutes les nouveautés du groupe, comme un module d’e-prescription ou de plan de soins. L’objectif est d’éviter les big bang et les changements brutaux chez nos clients, en leur permettant une évolution progressive d’une ancienne solution vers une nouvelle.
Comment les solutions de Dedalus répondent-elles aux orientations de Ma santé 2022 et du récent Ségur de la santé ?
L’intégration de nos solutions dans les établissements de santé repose sur un suivi scrupuleux de ces doctrines. Nous travaillons sur un package permettant à nos dossiers patients informatisés Orbis ou DXCare et à notre suite Dopasys pour les établissements privés d’être compatibles avec l’identifiant national de santé et de communiquer avec le dossier médical partagé, la messagerie de santé ou encore Pro Santé Connect pour favoriser le lien avec la ville. D4U servira de base de connexion à ces modules et permettra à la fois aux établissements de santé de récupérer les informations stockées dans l’espace numérique de santé et aux patients, ultérieurement, de disposer d’un point unique d’accès à leurs informations.
L’objectif de convergence des GHT approche. Quelles sont les prescriptions de Dedalus pour y parvenir ?
Chez Dedalus, nous pensons que proposer du big bang pour assurer la convergence des systèmes d’information constitue une hérésie. Quel que soit l’établissement, tout changement de solution doit être mené en douceur, avec des passages progressifs. C’est toute la philosophie différentielle de Dedalus qui propose à ses clients d’évoluer par étapes, à leur rythme, avec l’installation de nouveaux modules. La progression de la convergence ne doit pas être ralentie pour autant. La rétrocompatibilité permet notamment de faire migrer une dizaine de services sur un nouveau module de prescription, sans gêner les autres services qui continuent provisoirement à utiliser l’ancien module.
Vous avez fait de la mobilité un axe fort de développement. Pour quelles raisons ?
Les personnels hospitaliers possèdent tous, ou presque, un smartphone et souhaiteraient, dans la mesure du possible, pouvoir ne disposer que d’un seul terminal. Notre initiative de mobilité vise à gérer un maximum de cas d’usage avec un terminal et un portail mobiles permettant en environnement professionnel de gérer des alertes, d’utiliser Quarness, notre messagerie instantanée sécurisée, de gérer la prise de température ou la distribution des médicaments dans une tournée, de même que la prescription, la lecture des résultats de laboratoire de biologie, d’imagerie, etc.
La mobilité est inéluctable, mais elle doit être bien cadrée et accompagnée. Notre offre permet à nos clients de choisir parmi les différentes solutions de mobilité la plus adaptée à leur environnement, à leur organisation et à leurs objectifs. Là encore, nous nous inscrivons dans la philosophie chère à Dedalus : accompagner les établissements dans une mutation progressive des usages.
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