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L’AP-HP veut faire de la télémédecine un mode d’exercice quotidien
Ce plan repose sur trois principes : conforter le rôle de recours de l’AP-HP, permettre de renforcer les liens avec la médecine de ville, et éviter les ré-hospitalisations.
Alors que le ministère de la santé et la CNAMTS font de la télémédecine un axe de développement et que des avancées sont annoncées côté modalités de financement, l’AP-HP ne manque pas non plus d’ambition si l’on en croit ses objectifs chiffrés : 50 000 téléconsultations à l’horizon 2020 (versus 2 055 aujourd’hui), puis trois fois plus en 2022; 50 000 télé expertises en 2020 et 70 000 en 2022 (alors qu’elle s’élèvent actuellement à près de 31 000) ; 30 000 prises en charge en télésurveillance dans une première étape, puis 60 000 (contre 12 600).
Téléconsultations « directes » intégrées au parcours de soins
L’AP-HP compte en effet innover en mettant en place des téléconsultations « directes », c’est-à-dire sans recourir à un professionnel de santé tiers auprès du patient lorsque celui-ci est déjà suivi régulièrement à l’AP-HP et intégré dans un parcours de soins. Il peut s’agir par exemple de patients qui présentent des maladies chroniques(2) ou porteurs de dispositifs médicaux implantables et télésurveillés. L’objectif, à cinq ans, de 3 consultations sur 100 réalisées à distance dépendra toutefois de l’évolution des possibilités de tarification, nuance le document.
Pour ce qui concerne la télé expertise, elle doit naturellement venir en appui de la structuration des GHT, mais elle vise aussi à renforcer les relations avec la médecine de ville.
Une expérimentation est envisagée en dermatologie. Elle contribuera à « identifier les conditions techniques et organisationnelles à remplir, la volumétrie potentielle, et à définir un modèle médico économique à faire valoir auprès de l’ARS et du ministère », prévoit l’AP-HP .
L’AP-HP a jusqu’ici recensé quelque 45 projets de télémédecine et compte compléter ce plan stratégique global d’une déclinaison par groupe hospitalier. Mais il ne fait déjà aucun doute pour l’établissement que la télémédecine va devenir incontournable, notamment pour garantir le virage ambulatoire.
(1) http://cme.aphp.fr/sites/default/files/CMEDoc/cme9janvier2018_planstrategiquetelemedecine.pdf
(2) Les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI) et les maladies rhumatismales chroniques pourraient être éligibles a la téléconsultation
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