« Déverrouiller la télémédecine » : la méthode Grand Est
« Nous avons lancé un appel d’offres Etapes(2) pour accompagner les structures hospitalières ou médico-sociales, les maisons de santé et les centres de santé, a-t-il d’abord rappelé. Nous avons retenu 41 structures et nous comptons en soutenir 50 de plus. »
Un appui organisationnel
Puisque ces efforts ne suffisent pas à résoudre le problème de l’adoption de la télémédecine en ambulatoire, l’ARS a décidé de mettre en place une équipe pluridisciplinaire de 50 personnes au total, qui intervient en binôme avec les professionnels des CPAM.
« Le binôme est local, mais il s’appuie sur des ressources régionales », a précisé Christophe Lannelongue, pour qui le soutien doit être organisationnel avant tout.
Les professionnels accèdent donc à un interlocuteur de proximité et sont orientés de manière différenciée selon la nature de leur projet, cadré ou non par le programme national Etapes.
Le directeur de l’ARS a exprimé sa conviction que cette convention avec l’assurance maladie va « accélérer le déverrouillage » de la télémédecine. Il a précisé viser essentiellement les spécialités en tension, comme la cardiologie et la gérontologie, pour lesquelles l’accès aux soins est devenu très difficile.
À noter : un kit d’informations« Projet Télémédecine » est disponible en téléchargement sur le site Web de l’ARS(3). Il se compose des textes législatifs utiles à la réalisation d’un projet, d’une monographie de projets, des différents contacts, des cahiers des charges, d’un mode d’emploi de la téléconsultation, du formulaire de déclaration d’activité de télémédecine, etc.
(1) /article/2223/telemedecine-mobilisation-renforcee-de-la-fhf.html
(2) Expérimentations de télémédecine pour l’amélioration des parcours en santé.
(3) https://www.grand-est.ars.sante.fr/comment-soumettre-un-projet-de-telemedecine-0
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