La SNS prône « les usages du numérique en santé pour abolir les distances »
Une colonne vertébrale de l’action du ministère
Ses grandes orientations avaient fait l’objet d’une consultation publique en ligne qui a reçu quelque 4 000 contributions, comme l’a précisé Agnès Buzyn lors des Contrepoints de la santé (2). La ministre de la Santé a d’ailleurs tenu à définir, à cette occasion, sa vision de la stratégie nationale de santé : « C’est un objet quasiment administratif, qui doit être écrit tous les quatre à cinq ans de façon que les Agences régionales de santé puissent ainsi décliner leurs projets sur la base de priorités nationales. Elle ne résume pas l’action du gouvernement. C’est une colonne vertébrale de l’action du ministère pour les années à venir. » Reste donc à lancer les actions concrètes, parmi lesquelles Agnès Buzyn désigne en priorité un grand programme de santé publique pour agir sur la prévention.
Assurer la couverture numérique du territoire
Alors que la généralisation des usages du numérique est attendue au chapitre de la lutte contre les inégalités d’accès aux soins, la SNS ne manque pas de souligner qu’il sera nécessaire d’« assurer la bonne couverture numérique de l’ensemble du territoire ». Elle liste ensuite les divers types d’usages à développer. Liste qui comporte non seulement des pratiques déjà émergentes (téléconsultations, télé-expertises, partage sécurisé de données médicales entre professionnels de santé, services numériques de prise de rendez-vous…), mais aussi des services qui ont plus de mal à voir le jour, à l’instar de la prescription électronique.
Accélérer l’innovation
La SNS a également vocation à insister sur les enjeux de l’innovation, qu’elle soit numérique, technologique ou organisationnelle. Elle va jusqu’à recommander une accélération de l’innovation numérique, au profit des patients comme des professionnels. Aux patients, il s’agirait en effet de proposer « une offre complète d’éducation pour la santé en ligne ainsi que des services numériques personnalisés d’éducation thérapeutique », tout en développant « l’usage des technologies en matière de prévention et de suivi des pathologies chroniques ». Aux professionnels, il serait nécessaire d’« offrir des outils numériques d’aide à la décision médicale, reposant sur les bases de données massives et les technologies d’intelligence artificielle », sans oublier d’utiliser le potentiel du numérique dans le développement de la « simulation en matière de formation ».
La SNS annonce-t-elle un véritable changement de méthode ? Elle appelle en tout cas à « faire confiance aux acteurs des territoires pour construire des projets », les solutions au problème d’accessibilité à l’offre de santé ne pouvant venir d’une mesure unique, mais d’un « ensemble d’outils innovants, souples et adaptables au niveau local ».
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