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HDS ? DSI de GHT, votre avis nous intéresse !
Une fois n’est pas coutume, j’ai souhaité rebondir sur la rubrique En toute franchise du magazine DSIH de septembre dernier, dans laquelle on m’avait demandé mon sentiment sur le mode SaaS.
À l’époque (et cela fait à peine deux mois), j’abordais la question de l’hébergement de données de santé de l’établissement support de notre GHT avec une vision binaire :
- soit mettre notre établissement support en ordre de bataille pour obtenir et maintenir un HDS local (c’est d’ailleurs la solution inscrite dans le schéma directeur des SI de notre GHT) ;
- soit externaliser toute notre infrastructure vers un hébergeur certifié HDS.
Dans les deux cas, le processus est lourd et coûteux…
Quant à nuancer la deuxième voie par une externalisation progressive (au fil des départs à la retraite des profils « système » de haut niveau), la procédure s’avère lente et donc peu adaptée aux échéances qui nous attendent…
Dans ce contexte, je voue une sincère admiration à ceux de nos confrères qui ont déjà réussi à atteindre le Graal de la certification HDS.
Par ailleurs, je reste tiraillé entre la nécessité de concentrer les ressources humaines informatiques locales sur l’accompagnement des nouveaux usages e-santé (cf. l’article du magazine DSIH de septembre 2017) et le fait que, depuis trois ans, nous avons modernisé nos infrastructures et nos processus pour pouvoir déposer prochainement un dossier de demande d’agrément HDS (avec néanmoins l’inquiétude de réussir à le faire vivre sur la durée).
Or, mi-octobre, j’ai découvert une démarche qui consisterait à s’appuyer sur notre infrastructure (et ainsi capitaliser sur tous les investissements effectués localement) tout en bénéficiant des services d’une société externe pour la superviser, en nous faisant profiter de sa certification HDS pour un coût raisonnable. Ce serait, en quelque sorte, une externalisation locale et sur mesure…
Cette approche s’appuie sur un audit initial des infrastructures et organisations locales, pour mesurer le delta entre la maturité de l’établissement support et la cible HDS, afin de définir le niveau de services que la société externe devra apporter (et indirectement le coût mensuel de ses services).
Plusieurs établissements publics de santé français ont, semble-t-il, perçu la pertinence de la démarche et sont actuellement au stade de l’audit initial.
Bien évidemment, étant donné mon intérêt naissant pour cette nouvelle alternative, j’ai sollicité l’accord de l’ARS pour lancer une réflexion régionale avec les DSI des 11 GHT de ma région.
Comme me l’a dit fort justement un chargé de mission de notre ARS, « la solution de la supervision dans les locaux de l’établissement support est effectivement un compromis intéressant à envisager, permettant de passer la “dernière marche” vers l’agrément/certification HDS tout en rentabilisant les récents investissements d’infrastructure ».
Peut-être que cette démarche concernera uniquement les GHT de petite taille (ceux dont l’établissement support n’est ni un CHU ni un CHR, lesquels disposent de ressources suffisantes). Mais afin d’alimenter le débat à l’échelle nationale et permettre aux DSI de GHT (et à ceux qui les accompagnent) de mesurer la pertinence de cette nouvelle démarche au regard de leurs contraintes locales, je me permets donc de faire appel à vos réactions sur cette thématique. Par avance merci !
L'auteur
Michaël De Block est directeur de l’information numérique des Hôpitaux de Champagne Sud et administrateur du groupement de coopération sanitaire Santé Numérique, GCS de moyens informatiques du GHT de l’Aube et du Sézannais.
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