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Et s’il fallait (vraiment) repenser le marché des SI de santé ? Épisode 1/2
Quel portrait dresseriez-vous des systèmes d’information de santé actuels ?
Avant de parler de système d’information, nous devons faire un état des lieux. Notre système de santé dans son ensemble est à bout de souffle. Les professionnels sont usés par le surcroît de travail, les lourdeurs administratives. Le secteur n’attire plus les jeunes praticiens. Les patients les remettent en cause dans leur pratique par un accès facilité à l’information et, il faut le dire, ils sont de moins en moins… patients.
Quant au système d’information de santé, c’est un ensemble de solutions hétérogènes, voire hétéroclites, qui cohabitent dans des environnements fermés. Après 20 ans dans le secteur, je n’ai toujours pas fini d’identifier la totalité des acteurs qui y gravitent. Le généraliste a son logiciel de généraliste, le spécialiste celui de spécialiste, l’infirmier de même, et ainsi de suite… Il y a autant d’outils que d’utilisateurs. Nous en sommes venus à créer un système inadapté, fermé, contre-productif, qui finit par se ralentir lui-même en embolisant le temps médical du soignant.
Pourtant des réformes sont à l’œuvre. Et l’un de leurs enjeux est aussi d’améliorer l’efficience du système, voire mieux, d’économiser. Quels espoirs y portez-vous ?
Le mot « économiser » m’agace. De quoi parle-t-on ? Sur qui pense-t-on faire des économies ? Il est temps d’en finir avec cette supercherie ! Nous ne ferons jamais d’économies sur la prise en charge des patients et, personnellement, je l’espère bien. Cette tendance à l’économie amène à la constitution des GHT qui doivent permettre le rapprochement des acteurs à l’échelle du territoire. Mais aujourd’hui je ne vois pas où est ce rapprochement, ni l’économie attendue. Cela dit, le modèle semble bon, et la régionalisation a porté ses fruits. L’exemple catalan a démontré qu’il était possible de stopper la courbe de croissance des coûts de la prise en charge des patients en favorisant l’interopérabilité des systèmes d’information. Cela prouve que l’informatisation des données médicales permet d’aider à stopper l’inflation des dépenses de santé, et c’est déjà beaucoup.
Notre véritable combat consiste à rendre du temps médical disponible aux professionnels. Pour ce faire, nous devons nous attacher à mettre en œuvre des organisations, des méthodes et des procédés adéquats en nous recentrant sur l’humain. Mon vœu, c’est l’ouverture.
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