La santé prend cher en ce moment
Jusqu’en 2015, le boulot d’un RSSI s’articulait autour des trois sempiternels mantras : la SSI n’est pas prise en compte par la DG/je n’ai pas de moyens/un jour on aura un gros pépin/jevouslavaisbienditfallaitmécouterhein. Et en janvier 2015, changement radical d’ambiance : Je suis Charlie et les premiers cryptolockers nous ont propulsés dans la 69e dimension, à tel point que l’on ne sait plus où donner de la tête. Que l’on en juge.
Certification des comptes : la première année, c’était assez drôle (pour le RSSI s’entend, pour la DSI et les MOA un peu moins), et personnellement j’avais beaucoup aimé. Le commissaire aux comptes (CAC) était devenu un vrai pote ; avec ses revues de comptes admin (oh oui !) obligatoires, sa politique de mots de passe (oh ouiiii !) imposée, c’était Noël tous les jours.
Puis on a vu arriver la modification de l’agrément Hébergeur de données de santé (HDS). Après moult avatars, ce sera une accréditation à la sauce ISO. J’ai commencé les travaux la semaine dernière, la note (jour-homme et pépettes) va être salée.
Ensuite, le ministère nous a pondu des instructions – au demeurant tout à fait logiques – sur la protection des SI de santé : décret du 12 septembre 2016 sur le signalement des incidents SI, instruction du 4 novembre 2016 (les mesures à 6, 12 et 18 mois), plan de sécurité d’établissement (SSI impactée à la marge, mais impactée quand même). Je passe sur les PSSI sectorielles : celle de l’État, celle du ministère, celle dédiée à la santé, etc.
Pour ne pas nous ennuyer, nous (CIL/RSSI/futurs DPO) sommes en train de marner pour la prise en compte du RGPD en mai 2018, qui justement introduit un changement de paradigme majeur dans la prise en compte des traitements nominatifs. Suite aux premières réunions, on n’aura pas trop d’une année pour s’y préparer. Dans le même registre, la Cnamts et la Cnil viennent d’éditer un guide de contraintes SSI à respecter pour que les établissements éligibles accèdent au SNDS. En première lecture, le processus ressemble trait pour trait au nouveau règlement RGPD, mais tout de même.
Ah oui ! j’allais oublier : les CAC semblent avoir allongé la liste des points de contrôle pour fin 2017. Il va falloir analyser les logs des applications métiers, pour bien vérifier que si l’on a paramétré que M. Bidule n’avait pas accès à la modification des RIB des agents, il n’y avait vraiment pas accès (du fait d’un bug dans le progiciel, par exemple).
On a pris cher, je vous l’avais bien dit.
Avez-vous apprécié ce contenu ?
A lire également.

Lancement d’un appel à projets Achats innovants
14 avril 2026 - 08:34,
Actualité
- Damien, DuboisLe 10 avril, le ministère de la Santé a annoncé le lancement d’un appel à projets pour accélérer l'adoption d’innovations matures dans les établissements de santé via la commande publique en partenariat entre l’AIS, l’ANAP et la DGOS.

Comment obtenir l’unanimité sur le choix d’un DPI commun, l’exemple du GHT du Var
31 mars 2026 - 08:42,
Actualité
- Pierre Derrouch, DSIHAu GHT du Var, la convergence des systèmes d’information franchit une nouvelle étape, avec l’officialisation fin janvier 2026 d’un DPI commun pour ses sept établissements. C’est la fin du support d’un DPI utilisé en psychiatrie qui a constitué le déclencheur. La contrainte technique a été transformé...

Speech Processing Solutions dévoile Philips SpeechLive Health, un nouvel assistant IA conçu pour la documentation clinique moderne
25 mars 2026 - 14:46,
Communiqué
- Speech Processing SolutionsSpeech Processing Solutions, leader mondial des solutions professionnelles de dictée et de traitement de la parole commercialisées sous la marque Philips, annonce le lancement de Philips SpeechLive Health, un assistant de documentation clinique basé sur l’IA conçu pour les professionnels de santé. C...

Dedalus et Inovie renouvellent leur partenariat pour le déploiement à grande échelle de la suite InVitro
25 mars 2026 - 08:24,
Communiqué
- DedalusDedalus, acteur majeur de la numérisation des laboratoires de biologie médicale, et INOVIE, acteur majeur du diagnostic médical en France, annoncent la signature d’un partenariat stratégique d’une durée de cinq ans, portant sur le déploiement de la suite Dedalus InVitro en mode SaaS.
