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CH de Lens : un hôpital digital 3.0 en 36 mois
DSIH : Le Centre hospitalier (CH) de Lens s’est engagé dans un projet de reconstruction. Quelles sont ses perspectives d’évolution dans ce cadre ?
Nicolas Delaporte : Notre CH, situé dans le centre-ville, est constitué de plusieurs pavillons, dont certains ont été construits dans les années 1900-1920. Il a été décidé de le reconstruire en péri-urbain, selon une architecture moderne faisant intervenir largement les usages numériques. Le CH de Lens a une réelle ambition digitale, qui fait partie des gènes du nouvel hôpital. Nous avons repensé son organisation en termes de systèmes d’information (SI) pour qu’il devienne le premier hôpital digital 3.0.
Quelle stratégie avez-vous adoptée pour mener à bien ce projet SI ?
N. D. : La direction du CH a fait le choix, pour développer ce projet appelé N@HO, d’organiser un dialogue compétitif impliquant toutes les composantes de l’établissement, soit 120 personnes environ. Une équipe projet, comprenant des informaticiens bien évidemment, mais surtout 17 chargés de mission avec un profil de médecin, d’infirmier, d’aide-soignant ou d’agent administratif, a été constituée pour participer tout d’abord au choix du DPI. , de Cerner, a été retenu. Ce groupe est chargé de bâtir le DPI et de le paramétrer afin qu’il réponde au mieux aux besoins des professionnels.
Comment les différents acteurs de ce groupe de travail collaborent-ils ?
N. D. : Il existe une forte cohésion au sein de ce groupe, avec une liberté de parole faisant fi du titre de chacun et une ambiance dynamique comparable à celle des start-up. Les décisions prises sont diffusées dans les services via un comité de transformation clinique (CTC) qui comprend une trentaine de personnes et propose les nouveaux paramétrages aux professionnels de terrain. Ces derniers font ensuite remonter leur validation ou leurs critiques au groupe de travail.
Dr Olivier Lefebvre : Nous avons eu la volonté de constituer une équipe pluridisciplinaire car le projet de DPI est d’abord un projet de soins. Le retour des acteurs de terrain est primordial et, à ce titre, une bonne communication entre toutes les parties est fondamentale. Le CTC est reconnu institutionnellement, ce qui nous permet de faire passer les décisions arrêtées au sein du N@HO directement dans les services, sans passer par tel ou tel comité ou commission.
Le CH de Lens est l’établissement pivot du GHT de l’Artois. Le projet N@HO sera-t-il étendu aux autres établissements du groupement ?
N. D. : Les hôpitaux partenaires sont en train d’accepter l’idée que, en vertu de la convergence des SI notamment, ils devraient, à terme, intégrer le projet. Ils participent dès lors au CTC et s’intéressent au projet dans la mesure où il sera la pierre angulaire du projet médical territorial et favorisera la qualité des parcours de soins. Il est temps : nous avons en effet opté pour le déploiement d’une première phase en Big Bang de 36 mois, avec mars 2018 pour date butoir. Nous travaillons d’ailleurs main dans la main avec Cerner pour assurer une évolution rapide du DPI.
Dr O. L. : Nous avons de très bonnes relations avec les consultants Cerner et travaillons sur des bases saines, dans une vraie logique de partenariat pour ce projet complexe.
Une phase d’adaptation lors du lancement du projet, au cours de laquelle les deux équipes ont appris à travailler ensemble, a été nécessaire, mais les intervenants Cerner sont si réactifs à nos demandes que nous serons dans les temps.
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