Santé mobile : où en est-on ? 1. Un kiosque d’apps labellisées

Une mutuelle ouvre un kiosque d’applications santé/bien-être recommandées
Mutuelles et assureurs s’essaient à sortir des sentiers battus. Ce n’est donc pas étonnant qu’on les retrouve sur des terrains tels que l’e-santé ou la télémédecine. Côté santé mobile, il est reconnu qu’un des premiers obstacles à franchir concerne la sélection/évaluation des logiciels (« apps ») et des objets connectés qui foisonnent dans ce secteur… mais n’ont cependant pas tous à se plier aux exigences édictées pour les dispositifs médicaux. Harmonie Mutuelle s’est récemment lancée dans le domaine des objets connectés en mettant en ligne un guide qui passe en revue une quarantaine d’objets évalués et testés par des experts et utilisateurs rassemblés par l’organisme mutualiste.
Confiance modérée
C’est maintenant au tour d’AG2R La Mondiale de se lancer, en ciblant les applications mobiles et en faisant appel à l’expertise d’une jeune entreprise, Medappcare, pour en garantir la fiabilité et la sécurité. Si près de la moitié (43 %) des Français dit utiliser une application mobile de santé/bien-être, leur indice de confiance est toutefois modéré (4,7/10), selon une étude réalisée par Ipsos pour les deux partenaires. En revanche, 72 % des personnes interrogées manifestent un intérêt marqué pour un signe de reconnaissance « qualité » et 39 % déclarent qu’elles utiliseraient davantage une application mobile si elle était recommandée par leur assureur en santé. Des résultats qui ont achevé de convaincre AG2R La Mondiale, troisième acteur de l’assurance santé en France, et à l’affût de tout ce qui pourrait contribuer au développement des actions de prévention, qu’il pourrait jouer un rôle dans la diffusion des usages en santé mobile.
70 critères d’évaluation
Son initiative se matérialise par l’ouverture, mi-octobre, d’un kiosque en ligne, accessible via son portail Web. On y trouve une première sélection de 16 applications, qui seront progressivement rejointes par d’autres solutions et services qui auront eux aussi satisfait aux 70 critères d’évaluation/labellisation définis par Medappcare. La start-up, qui a produit la toute première version de son référentiel dès l’été 2014, s’affiche comme un tiers de confiance pour ce marché naissant. Son président et fondateur, David Sainati, précise que sa méthodologie porte sur quatre domaines : juridique, sécurité, médical, ergonomie et usage. Les quatre phases pouvant être menées en parallèle, le bilan peut être produit en un mois environ et se présente sous la forme d’un rapport de 10 à 15 pages. Le label n’est délivré qu’une fois sur deux, et l’éditeur se voit alors conseiller des modifications et des améliorations. Avec l’ouverture du kiosque, les avis des utilisateurs vont également pouvoir être pris en compte.
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