L'ASIP Santé fera appel à des solutions open source pour son service de messagerie sécurisée pour les professionnels de santé
• Avec le Dossier Médical Personnel, outil de partage entre professionnels géré par le patient, la faculté d'échanger de l'information par messagerie vient compléter l'épine dorsale du dispositif numérique de coordination des soins.
• L'agence confirme la date de début 2013 pour le lancement de ce nouveau service et fera pour cela appel à des solutions open source, que les éditeurs pourront intégrer dans leurs logiciels.
Le service de messagerie sécurisée de santé fait partie des priorités de la politique publique annoncée début 2012 par la ministre en charge de la santé lors de la conférence annuelle de l'ASIP Santé.
L'ASIP Santé a fixé un niveau élevé d'exigence en termes de sécurité et de confidentialité pour la production de services d'échange de données de santé personnelles, particulièrement sensibles. La messagerie sécurisée de santé sera en cohérence avec les principes du cadre national d'interopérabilité des systèmes d'information de santé, rendant ainsi compatibles le Dossier Médical Personnel (DMP) et cette nouvelle messagerie. En lien avec le Répertoire Partagé des Professionnels de Santé (RPPS), la messagerie assurera une authentification rigoureuse des professionnels de santé.
L'ASIP Santé a publié, en début de cette année, un cahier des charges définissant l'infrastructure technique de la future messagerie interopérable avec le Dossier Médical Personnel et l'ensemble des logiciels DMP compatibles. Fruit d'une étroite concertation avec les Ordres professionnels et l'ensemble des acteurs concernés, ce cahier des charges répond au besoin exprimé par les professionnels de santé de disposer d'un outil sécurisé et universel d'échange de données de santé, capable de s'intégrer facilement à leurs pratiques professionnelles.
Suite à la consultation des industriels, l'agence a fait usage de son droit à déclarer infructueux son appel d'offre pour l'acquisition d'un service de messagerie. En effet, l'achat de prestations informatiques sous la forme de services globaux (du type « Software as a Service ») est aujourd'hui fondé sur des coûts liés à l'usage qui correspond à de nouveaux modèles économiques et de nouvelles relations contractuelles entre clients et fournisseurs informatiques. Cet exercice impose une juste répartition des risques entre les acteurs pour des prestations nouvelles pour lesquelles on ne bénéficie pas encore d'un recul important. Cela peut donc exposer les industriels soit à renoncer à s'engager, soit à proposer des conditions économiques aussi prudentes pour eux que peu avantageuses pour l'acheteur.
L'inadéquation des réponses reçues, conduit l'ASIP Santé à procéder de façon plus traditionnelle en assurant la construction du système par de la sous-traitance informatique plutôt que de l'acheter en mode service comme envisagé initialement.
L'ASIP Santé maintient ainsi les délais annoncés d'une livraison pour début 2013, tout en réalisant une économie importante. Cette stratégie d'achat pourra être revue à l'avenir en fonction de la maturité du secteur.
Les éditeurs de logiciels pour professionnels de santé seront informés à partir de septembre des éléments techniques qu'il leur appartiendra d'intégrer dans leurs solutions et le déploiement débutera début 2013 sur la base d'un pilote avant généralisation en partenariat notamment avec les ordres professionnels.
Avez-vous apprécié ce contenu ?
A lire également.

Le DLP, ou l’archétype du techno-solutionnisme béat
20 avril 2026 - 10:27,
Tribune
-On n’est pas exactement dans un matraquage publicitaire de haute intensité, mais cela revient tout de même assez régulièrement, comme la grippe de saison ou les allergies aux plastiques des tongs d’été. En tout cas, régulièrement, il se trouve un commercial lambda pour nous ressortir une offre préte...

La cyber face au défi des modèles mentaux
14 avril 2026 - 08:41,
Tribune
-Un modèle mental, c’est un prisme au travers duquel nous regardons la réalité. Des lunettes filtrantes si vous préférez.

Comment quantifier un risque
31 mars 2026 - 08:06,
Tribune
-Après avoir expliqué qu’une PSSI et une appréciation des risques ne servaient à rien (ici 1) -mais un peu quand même -, intéressons-nous à un autre sujet brûlant qui déchaîne les passions, pire que JR (2) et la fin du Prisonnier (3) : la quantification du risque.

Publication d’un corpus inédit de comptes rendus médicaux fictifs en open data pour accélérer l’IA en santé
26 mars 2026 - 19:08,
Actualité
- Rédaction, DSIHDans un contexte réglementaire européen exigeant, qui garantit un accès et un partage sécurisés des données de santé, le projet PARTAGES apporte une réponse opérationnelle aux défis posés à l’IA en santé. Coordonné par la Plateforme des données de santé (Health Data Hub) et réunissant 32 partenaires...
