Publicité en cours de chargement...
Normandie, lancement officiel d’un protocole de coopération en télé-ophtalmologie
Mis en place il y a un an, le protocole de coopération en ophtalmologie par télémédecine se déroule en deux phases. Dans un premier temps, l’orthoptiste de l’hôpital de Neufchâtel en Bray reçoit le patient et effectue l’examen.
Un dispositif en deux phases
Le dossier est ensuite transmis pour analyse à l’ophtalmologiste du Chu de Rouen via un système de télémédecine. L’ophtalmologiste valide médicalement les données et signe l’ordonnance. Au moindre doute, le patient est vu par un médecin ophtalmologiste. Les patients reçoivent chez eux sous huit jours la prescription de verres correcteurs. Sont concernés les enfants et adultes de 6 à 50 ans n’ayant aucune pathologie oculaire connue. Ils peuvent directement et sans prescription médicale prendre rendez-vous pour une consultation d’orthoptie afin de bénéficier d’un bilan visuel complet par un orthoptiste en l’absence d’ophtalmologiste sur le même lieu.
Ce protocole de coopération innovant a été validé par la HAS et l’ARS Haute-Normandie
Pour pallier la rareté des ophtalmologistes, ce protocole, qui recourt à la télémédecine par l’analyse de données, est calqué sur celui mis en place par le Dr. Jean-Bernard Rottier dans les Pays de la Loire. Le bénéfice est donc important pour les Neufchâtelois qui gagnent un service de télé-ophtalmologie et pour les professionnels de santé. Cette entente donne l’opportunité aux orthoptistes de valoriser leur activité tout en diversifiant leurs tâches. « Le partenariat dégage également du temps ophtalmologique pour les patients souffrant de maladies oculaires » observent les responsables de l’hôpital de Neufchâtel et du CHU de Rouen.
Une montée en charge
Depuis le début de sa mise en œuvre, il y a un an, 500 patients ont été examinés via ce protocole, soit 15 patients par semaine. L’officialisation de ce dispositif vise à passer à 25/30 patients par semaine avec des durées de consultation d’un minimum de 20 minutes par consultant. Ce partenariat soutenu par les médecins généralistes locaux et les structures professionnelles ophtalmologiques et orthoptiques est amené à s’étendre.
Avez-vous apprécié ce contenu ?
A lire également.

Le Centre hospitalier de Libourne explore une nouvelle voie pour préparer l’évolution du DPI
15 mai 2026 - 13:16,
Actualité
- DSIH , RédactionDans un environnement hospitalier contraint, le Centre hospitalier de Libourne, avec les établissements de Blaye et Sainte-Foy-la-Grande, expérimente une approche progressive pour mieux exploiter l’information patient déjà présente dans le système d’information, sans refonte lourde des outils exista...

« L'avenir du numérique va être très humain »
13 mai 2026 - 16:06,
Actualité
- DSIHDeux ans après le lancement de La Poste Santé & Autonomie, Dominique Pon, son directeur général, revient sur les convictions fondatrices du projet et sur ce qui a avancé depuis : la structuration d'une offre data complète, le positionnement sur l'IA souveraine, et la place qu'occupent les services h...

EHDS : comment préparer dès aujourd’hui les systèmes d’information de santé
11 mai 2026 - 23:35,
Actualité
- DSIHL’EHDS n’est plus un sujet de prospective : c’est un chantier déjà ouvert. À SantExpo 2026, DSIH y consacrera une Agora le 21 mai, de 12h00 à 12h45, avec Isabelle Zablit, Christophe Le Dantec et Lân Guichot. Animé par Nicolas Schneider, ce rendez-vous décryptera ce que le règlement européen change d...

Sobriété numérique en santé : ce que les indicateurs actuels ne mesurent pas
11 mai 2026 - 20:41,
Tribune
-Le numérique pèse 2,5 % de l’empreinte carbone française. Dans le même temps, les estimations disponibles suggèrent qu’une interaction avec une IA générative peut consommer plusieurs fois plus d’électricité qu’une recherche en ligne classique, parfois autour d’un facteur dix selon les hypothèses ret...
