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2net by Qualcomm Life, connecter les appareils biomédicaux pour optimiser la télémédecine

31 mai 2016 - 11:25,
Actualité - DSIH, DD
Dans le cadre du développement de l’ambulatoire et du suivi des patients chroniques à domicile, l’exploitation des données médicales en tout lieu devient essentielle. À cette fin, la plateforme 2net de Qualcomm Life se positionne comme facilitateur et accélérateur de télémédecine. Exemple du CHU de Limoges, présenté lors du symposium Qualcomm Life à la Paris Healthcare Week.

plateforme 2net

Le continuum de soins de l’hôpital au domicile est le pivot de l’organisation des soins telle qu’elle s’impose progressivement avec le développement de la chirurgie ambulatoire ou des traitements au long cours des pathologies chroniques. La continuité des données devient un enjeu crucial pour assurer un bon suivi des patients. Dans cet objectif, au CHU de Limoges, une expérimentation de télémédecine a démarré il y a trois ans. Elle vise à accompagner les sujets âgés à domicile et, notamment, à réduire les hospitalisations non prévues.

Le projet e-Cobahlt est centré sur la surveillance clinique multi-organes de patients atteints de polypathologies. « Nous avons constaté que 40 % des hospitalisations des plus de 75 ans auraient pu être évitées », explique le Pr Thierry Dantoine, chef du service de gériatrie. Cette prévention passe par la coordination ville-hôpital et l’intervention de différents professionnels : gériatres, médecins généralistes et infirmiers. Les technologies d’e-santé existent. « Il s’agit maintenant de dépasser les questions d’organisation et de collaboration qui ne sont pas toujours évidentes, au regard des spécificités de chacun », poursuit-il.

La plateforme 2net facilite à la fois la réorganisation et la répartition des rôles. La solution mise en place au domicile mesure régulièrement les principales données vitales (pouls, pression artérielle, glycémie, température, saturation en oxygène, poids) grâce à différents objets connectés. Peuvent en bénéficier les patients atteints de pathologies telles que le diabète, l’insuffisance cardiaque, respiratoire ou rénale, mais aussi sujets aux chutes dans une perspective de prévention. « Les mesures sont faites par le malade ou par l’infirmière à domicile », précise Thierry Dantoine.Via le hub sécurisé, les données sont transmises de manière cryptée pour être partagées entre le spécialiste, le généraliste et l’infirmière.

« Nous menons une étude avec 536 patients atteints au moins de deux pathologies chroniques ayant décompensé au cours de l’année écoulée pour comparer cette prise en charge avec l’accompagnement classique. Nous avons également procédé à une évaluation de l’accompagnement au changement et socio-environnementale », explique-t-il.

Cette phase d’évaluation se termine cet été. Avant même les résultats définitifs, le bilan est positif. « Même âgés, les patients, ont adhéré à cette utilisation des nouvelles technologies. Ils sont rassurés de savoir que les différents professionnels qui les suivent sont en contact et comprennent bien que l’objectif visé consiste à réduire les hospitalisations. Les infirmières souhaitent avoir accès à plus d’informations pour mieux suivre leurs patients et être pleinement intégrées dans cette collaboration », souligne le chef du service de gériatrie.Quant aux médecins généralistes du Limousin, 650 d’entre eux sont déjà impliqués dans la démarche.

Le principal frein à lever est d’ordre financier, pour assurer une valorisation de ces actes. La seconde phase de l’expérimentation prévoit néanmoins de déployer cette nouvelle organisation chez 2 000 sujets âgés à domicile suivis par l’Unité de prévention, de suivi et d’analyse du vieillissement (Upsav) dans un objectif d’exhaustivité des situations. Il s’agira également d’optimiser et de simplifier l’outil, « notamment pour rassurer les financeurs et permettre un déploiement plus large et pérenne », conclut Thierry Dantoine.

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