DMP : plus que le partage, l'enjeu est la coordination des soins
Alors que le contexte est défavorable depuis plusieurs années sur le champ de son cœur d'activité, Icanopée parle, pour la première fois depuis 3 ans, d'avenir.
Le retour du DMP redonne des perspectives à Icanopée
Il faut dire que le pari de développer une stratégie sur la généralisation du DMP reste encore aujourd’hui osé. C’est pourtant depuis 3 ans la première fois qu’icanopée parle de perspective et de nouveauté. Le constat reste sans appel, « il est temps de trouver des usages aux DMP ». Même si les professionnels de santé restent frileux et hésitent toujours à s’investir dans un processus dont ils ne mesurent pas la portée, le chemin semble désormais tracé. Il faut dire que le retour de la CNAM-TS à qui a été confiée la gouvernance récemment, peut modifier la perspective.
Des usages pour les établissements spécialisés et les urgences
Pour étayer ses propos, Xavier Augay, Le Président et fondateur d'Icanopée, appuie son discours sur des preuves. Il semble qu’un des premiers usages identifiés soit l'alimentation les DMP par les dossiers de liaison d’urgence (DLU). Plusieurs éditeurs partenaires d’icanopée commencent à déployer ce type de solutions auprès d’établissements spécialisés comme les EHPAD, MAIA, HAD, etc., simplifiant ainsi la communication des données auprès des professionnels de santé qui souhaitent, dans le cadre de la prise en charge de leurs patients, les consulter. Par ricochet, un autre usage fait son chemin, c’est la consultation des DMP par les services d’urgence. Aujourd’hui icanopée s’appuie sur une cinquantaine de partenariats dont certains vont, en 2016, appliquer des scénarios comparables, comme l'a montré la biologie en Alsace avec le projet ALBIOM.
Plus que le partage, le véritable enjeu est la coordination des soins
Depuis le transfert du DMP à la CNAM-TS, Icanopée est attentif aux évolutions qui vont naître, comme la création du dossier par les patients et son alimentation par l’historique des remboursements. Xavier Augay considère qu'un point essentiel pour la réussite d’un tel projet est l’enjeu du financement. Quoi plus normal que de rétribuer du temps passé par un professionnel à saisir ou compléter des informations dans le dossier d’un patient ? Selon lui, le véritable enjeu c’est la coordination des soins et non le partage. Il fonde ainsi beaucoup d'espoir dans la négociation entre les syndicats de professionnels de santé et la Caisse nationale d’assurance maladie sur ce point.
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