
Publicité en cours de chargement...
Le CHU de Nantes évalue la téléconsultation post-greffe rénale
Le Pr Maryvonne Hourmant, chef du service de néphrologie-immunologie clinique au CHU de Nantes, en fait un premier bilan sur le site web de l’établissement.
Démarrée en 2012, l’étude totalise aujourd’hui 235 téléconsultations. Les résultats complets seront publiés en 2018, après inclusion de 700 patients, dont 250 à Nantes. Le projet concerne les patients qui présentant un faible risque de rejet. Ce risque est calculé grâce à un outil de suivi des transplantés, Divat, qui comporte une base de données collectées depuis 1994.
Le Pr Magali Giral, néphrologue, précise l’utiliser comme outil de prédiction sur le devenir des patients transplantés, notamment quant au risque de rejet. « Huit paramètres sont pris en compte, qui nous permettent de déterminer parmi nos patients lesquels présentent un risque fort ou faible dans l’année suivant la transplantation, puis à huit ans. Selon le risque estimé, la prise en charge est différente, le suivi plus ou moins intensif ».
Les patients inclus (84 à ce jour à Nantes) sont équipés d’une tablette personnalisée qui leur permet de renseigner eux-mêmes, avant le rendez-vous de téléconsultation, certains paramètres médicaux (tension, diurèse...). Les données sont automatiquement intégrées dans le dossier médical. Le praticien en dispose au moment de l’échange à distance, par connexion sécurisée. Le patient peut aussi utiliser sa tablette pour donner l’alerte s’il présente des signes cliniques anormaux.
L’évaluation du projet repose sur une analyse médico-économique.
« En ce qui concerne l’intérêt pour le patient, nous savons déjà que les participants manifestent une forte satisfaction », observent les néphrologues. « Être libérés de la contrainte de se déplacer quatre fois dans l’année participe certainement de l’amélioration de leur qualité de vie. Nous envisageons d’aller plus loin en proposant aux patients présentant un fort risque de rejet un suivi renforcé, en intercalant des téléconsultations entre les consultations classiques. Ce système pourrait aussi s’étendre aux pathologies chroniques ».
Avez-vous apprécié ce contenu ?
A lire également.
E-santé : la HAS publie 4 référentiels de télésurveillance médicale
28 jan. 2022 - 10:38,
Communiqué
- HASLa généralisation du remboursement de la télésurveillance médicale est prévue au plus tard le 1er juillet 2022. La HAS publie aujourd'hui un référentiel pour les solutions de télésurveillance pour chacune des quatre pathologies suivantes : diabète, insuffisance cardiaque chronique, insuffisance réna...
Télé-oncologie à l’Institut Godinot de Reims
12 jan. 2021 - 10:36,
Communiqué
- PulsyL’Institut Godinot, centre de lutte contre le cancer de Champagne-Ardenne, et Pulsy se sont associés pour proposer un suivi en oncologie par téléconsultation. Ici, encore plus qu’ailleurs, mettre en place une solution de télémédecine pour la discipline particulière qu’est la cancérologie prend tout ...
Le Machine Learning, nouvel accompagnant dans le suivi de patients souffrant de pathologies chroniques
21 déc. 2017 - 17:28,
Tribune
- Orange HealthcareOrange Healthcare et la division Innovation, Marketing et Technologies (IMT) d’Orange ont démontré que les poussées de rhumatismes inflammatoires (Polyarthrite Rhumatoïde et Spondylarthrite) peuvent être détectées grâce aux data générées par un tracker d’activité couplé à la technologie de Machine L...
Télémédecine : le CHU de Caen partage son expertise chirurgicale avec le Mali
14 déc. 2015 - 23:13,
Actualité
- DSIH, DLLes missions humanitaires, cela fait 15 ans qu’elles sont à l’agenda du Pr Hervé Bénateau, responsable du service de chirurgie maxillo-faciale au CHU de Caen. Il a en effet noué un partenariat avec l’équipe du Dr Hamady Traoré, chirurgien à l’hôpital de Bamako, au Mali.
