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Les recettes d’Emmanuel Macron pour accompagner la transformation numérique en santé
La France, un pays d’open data
La première question du Pr Brice Gayet a porté sur l’open data. Ce qui a permis à Emmanuel Macron de se féliciter que notre pays tienne un bon rang en matière d’open gouvernement : il est passé de la 16e à la 3e place. Pour le ministre, il ne fait pas de doute que « la France est un pays d’open data. Elle l’est de plus en plus. » Il n’en reste pas moins que l’on peut encore « améliorer les choses », car « quand on donne accès à la donnée, on crée de l’activité, de l’innovation. » Si le ministre se réfère aux « bases exploitables, en particulier celles de l’assurance maladie », il n’oublie pas de souligner que « chaque jour, on améliore les données potentiellement ouvrables en dématérialisant de plus en plus de données médicales, d’imagerie… On forme en quelque sorte un deuxième corpus. Il est évident que l’ouverture de ces données permet d’améliorer la qualité des soins, l’activité dans le secteur ». Combinée au big data, elle apporte à ses yeux une véritable valeur ajoutée tant sur le plan des traitements que de la prévention et aussi de la médecine prédictive. Quant à « l’équilibre trouvé dans l’article 47 [de la loi de santé, NDLR] entre le régime d’ouverture et la régulation des données les plus sensibles », il s’agit pour lui « d’un équilibre du moment. Sans doute faut-il aller plus loin. »
L’innovation, le rôle de l’Etat.
Accélération de l’innovation, financement socialisé, contrainte extrême en matière de coûts… cet environnement posé, Emmanuel Macron estime que « nous allons, sur beaucoup de sujets, devoir adapter nos choix collectifs ».
« L’interconnexion croissante entre la génomique, les neurosciences, les objets connectés et le big data, cet espèce de carré magique qui est en train de restructurer tout le secteur, produit une accélération à la fois dans la connaissance et le traitement des données. » Emmanuel Macron y voit un formidable potentiel … et une terrible question : « comment on capte ce potentiel et comment on l’accompagne, sans oublier de prendre les précautions nécessaires ? » « Comment on aide nos grandes entreprises pharmaceutiques qui ont de plus en plus de mal à innover à faire un virage radical au cœur de ce carré magique ? » Et surtout, quel rôle pour l’Etat ? « L’Etat peut focaliser les crédits sur les sujets les plus sensibles en termes de R § D », répond le ministre dans un premier temps. Ensuite il souligne qu’il doit être facilitateur sur deux axes : « aller plus vite et concentrer davantage les financements. Aller plus vite, parce que dans une économie de disruption il y a une prime à celui qui accède au marché le plus tôt. » « Pour moi, il faut traquer partout les réductions de délais possibles, en termes de délais d’autorisations. Je vois encore trop de start-up qui me disent que cela allait beaucoup plus vite de faire des tests cliniques au Canada. Après, elles se développent au Canada et c’est une perte de valeur pour nous. » Il ajoute un vœu de « passer au maximum, partout où c’est possible, d’une culture du contrôle à priori vers de l’accompagnement, du test et du contrôle à postériori ».
Plaidoyer pour l’open innovation.
Côté financement, il estime que « la mère des batailles, dans cette économie de la disruption, en particulier en matière de santé est le financement en fonds propres, l’equity. » Or, on a un véritable problème en France, et surtout dans le secteur de la santé, à financer les 3e et 4e tours de table, ce qui ralentit considérablement la capacité à prendre les parts de marché. » Emmanuel Macron souhaite que « l’on arrive à développer cet écosystème de venture capital [à l’instar des Etats-Unis ou d’Israël] ». Un sujet qui est en tout cas à l’ordre du jour et le ministre se félicite d’accueillir le, 7 octobre, les grands fonds d’investissement américains, israéliens et chinois « pour leur montrer ce que c’est que l’innovation en France et en particulier en matière de santé » (2).
Enfin, il déplore une dernière insuffisance en France : « les grands groupes ne travaillent pas assez avec les start-up. Ils ont une culture de l’innovation captive. Il faut qu’ils aillent chercher l’innovation à l’extérieur, ce qui à mon avis les rendra plus agiles et disruptifs ».
(1)
(2) Pour le French Tech Discovery Tour
Photo @canalcham
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