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Santé mobile : OK, mais encore ?
C’est le principal enseignement d’un sondage mené par le groupe anglais Ipsos MORI (1) : il confirme que les docteurs s’intéressent aux applications, forums et autres technologies portables. 72% du panel déclare avoir utilisé ou recommandé une solution de santé mobile sur l’année écoulée. Pour la grande majorité d’entre eux (80%), il ne s’agit pas d’une mode passagère mais d’une tendance de fond qui va s’installer dans le paysage des soins.
Ce qui ne signifie pas pour autant qu’ils envisagent d’ores et déjà des usages précis. 73% reconnaissent ne pas bien savoir ce qu’ils en attendent. Dans le cas contraire, ils placent le monitoring en tête des fonctionnalités attendues. En outre, ils sont deux fois moins nombreux (13%) à croire que les technologies mobiles offriront un substitut aux contrôles de routine des malades chroniques stables qu’à imaginer que rien ne change (26%).
Quant à la simplification de l’accès aux soins, ce sont les Français qui se montrent les plus sceptiques (33%) vis-à-vis du fait que la santé mobile aurait un effet vertueux alors que les Allemands et les Anglais paraissent avoir le plus envie d’y croire. Parmi les risques liés au développement de ces technologies, la crainte d’une mauvaise interprétation des données ressort en premier, suivie du souci d’alimenter l’hypocondrie et des doutes concernant la sécurité et la confidentialité des outils. Interrogés sur les pathologies pour lesquelles la santé mobile apporterait le plus de bénéfices, les médecins répondent le diabète… sans que cela soit vraiment surprenant puisqu’il s’agit du domaine où l’on a vu jusqu’à présent le plus d’innovation en la matière.
(1) Auprès de 131 médecins, au 2e trimestre 2015. https://www.ipsos-mori.com/_assets/digitaldoctor/
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