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Les Australiens auront un DMP « par défaut »
Pour réussir cette relance, la ministre de la Santé, Sussan Ley, a décidé que le dossier électronique serait ouvert « par défaut », selon un système que les anglo-saxons qualifient de « opt out ». Elle envisage cependant une période de transition, avec deux pilotes territoriaux, pour s’assurer que le nouveau système fonctionne bien et réponde à toutes les exigences de sécurité. L’ensemble des Australiens devrait donc se voir attribuer un « identifiant e-santé » et un dossier en ligne correspondant à un résumé standardisé. 10% de la population en dispose déjà à ce jour, c'est-à-dire environ 2,2 millions de personnes qui ont délibérément accepté l’ouverture de ce dossier sous un régime de « opt in ». L’audit réalisé l’an passé avait cependant souligné que les patients qui en bénéficieraient le mieux n’étaient pas encore concernés. Le « DMP australien » devrait rester sous le contrôle de son titulaire qui aura toute latitude à supprimer les informations qu’il ne souhaite pas conserver.
L’Australie vient également de modifier sa gouvernance des projets e-santé en créant une « Commission for e-health » que le gouvernement souhaite « moins bureaucratique » que la formule précédente de « National E-Health Transition Authority ». Le gouvernement attend de la e-santé des économies estimées à 2,5 milliards de dollars australiens (1,7 milliard d’euros) au niveau fédéral et 1,6 milliard au niveau des Etats.
Pour en savoir plus : le Personally Controlled Electronic Health Record (PCEHR) System
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