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Télémédecine : les neurologues franciliens expérimentent un modèle de facturation

Le Dr France Woimant, neurologue à l’hôpital Lariboisière (AP-HP) et chargée de mission Neurosciences auprès de l’ARS d’Ile-de-France, a exposé l’exemple de l’organisation ORTIF – Téléneuro (2) qui s’ouvre progressivement et concerne aujourd’hui 75 établissements de la région pour la demande d’avis en urgence en neurochirurgie, en neuroradiologie interventionnelle et pour les personnes cérébrolésées, ainsi que pour les AVC. Un volet d’activités programmées devrait s’y ajouter sous peu a précisé la neurologue.
Les conventions qui liaient jusqu’alors les établissements deux à deux ont été remplacées par un modèle de convention unique et relatif à toutes les pathologies. Un dispositif expérimental de facturation des prestations inter-établissements a également été mis au point, qu’il est prévu d’évaluer. « L’établissement qui donne un avis expert facturera les consultations au demandeur à hauteur de 2C (3) ou 3C selon le temps passé », explique France Woimant . Il s’agit là d’une télé expertise sur transfert d’images, sans visio consultation. « Mais, si le patient est ensuite transféré vers le service expert, ce dernier ne facturera pas l’avis au demandeur dans la mesure où il touchera le forfait GHS correspondant ».
Dans le cas d’un accident cérébral ischémique qui conduit à une décision de traitement par thrombolyse réalisé par le service d’urgence demandeur de l’avis, il est également prévu que le service expert, qui recevra par la suite le patient thrombolysé, rembourse le coût du traitement (environ 1000 euros) au service qui a reçu le patient en urgence.
« Les services experts pensent s’y retrouver, commente le médecin. Mais il y a plus d’inquiétudes dans les services d’urgence ».
(1) http://www.journee-telesante.com
(2) Outil Régional de Télémédecine d’Ile-de-France, prévu pour remplacer l’ancienne plate-forme TELIF
(3) C ou consultation
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