
Publicité en cours de chargement...
L'ambiguïté de l'hébergement
Il faut se souvenir en effet que l'agrément a d'abord été pensé pour les opérateurs privés (Orange, BULL, etc.) et qu'à aucun moment les pouvoirs publics n'avaient envisagé que les hôpitaux, les syndicats inter-hospitaliers ou autres GCS s'engageraient dans cette voie. De fait, si l'expression « pour compte de tiers » est claire dès lors qu'un opérateur télécom héberge des données de santé (Orange ne soigne personne, tout hébergement est donc forcément pour le compte d'un tiers), c'est moins clair pour un hôpital. Lorsque le CHU régional héberge une base de données régionale dans laquelle se trouvent pour partie des patients du CHU – mais pas seulement -, comment analyser la situation ? Certes le CHU participe au processus de soins, mais pas de tous les patients inclus dans la base : il en verra certains mais pas d'autres. Si le « pour compte de tiers » est à entendre de façon exclusive il ne s'agit pas d'un cas d'hébergement, sinon oui.
Egalement, que faire des données de recherche ? Bien entendu, dans le cas d'une base de recherche dont les données ont été constituées par extraction de bases de soins avec un processus d'anonymisation non réversible, le tout étant stocké dans une base partagée stockées chez un hébergeur agréé, on peut sans risque penser qu'il s'agit bien d'un cas d'hébergement. A ceci près que certains laissent entendre que la recherche échappe au décret hébergeur au motif qu'il ne s'agit pas de soins. D'une part, à notre connaissance aucun texte ni jurisprudence ne viennent confirmer ou infirmer cette analyse, mais surtout quid alors des bases dites de « recherche clinique » ou le soin et la recherche s’entremêlent ? Si la base est monocentrique (constituées des données d'un seul établissement) cela peut être simple, mais la plupart du temps il s'agit de bases multicentriques.
Dans certains cas, de plus en plus fréquents, plusieurs établissements constituent un GCS de moyens, qui a pour objectif la mise à disposition de personnels, de locaux, etc. Les agents de ce GCS (mis à disposition par les établissements constitutifs) travaillent au sein de l'un d'entre eux, sur une base de données commune à tout le monde et stockée chez ce dernier, incluant des patients circulant potentiellement dans tous ces établissements (mais pas forcément ni tous), et servant à la fois de soins et de constitution de cohortes semi-anonymisées dans un but de recherche. Si quelqu'un a un début de réponse...
Avez-vous apprécié ce contenu ?
A lire également.

Stéphanie Rist fusionne recherche, innovation et numérique en une direction unique
05 déc. 2025 - 17:49,
Actualité
- Rédaction, DSIHAux Assises hospitalo-universitaires, la ministre de la Santé Stéphanie Rist a annoncé une réorganisation d’ampleur du ministère, avec la création d’une direction unique dédiée à la recherche, à l’innovation et au numérique en santé. Ce nouveau pilotage, présenté comme un levier de l’« État efficace...

En direct de SantExpo 2023 – Dedalus et l’hôpital NOVO s’associent au service de la recherche clinique
24 mai 2023 - 15:51,
Actualité
- DSIHL’éditeur Dedalus et l’hôpital NOVO (Nord-Ouest Val-d’Oise) ont annoncé le 23 mai lors du salon SantExpo la signature d’une phase expérimentale autour de la plateforme de partage de données Trials4Care, qui permet aux hôpitaux de valoriser leurs données en les partageant sur une plateforme sécurisée...

Les CHU : fer de lance de l’IA en santé ?
01 oct. 2019 - 11:43,
Tribune
- Me Omar YAHIA et Me Domitille FlageulPrudemment mais sûrement, le Gouvernement s’est emparé de la question en lançant un programme d’investissements d’avenir (PIA), devant permettre de ’’tester sur le terrain, par des applications concrètes, le potentiel l’IA’’(Cf. communiqué de presse commun de la Dinsic et de la DITP).

Olivier Barets : « Avec Docaposte Santé, nous voulons bâtir l’acteur souverain de référence du numérique en santé »
11 mai 2026 - 18:35,
Actualité
- Fabrice Deblock, DSIHÀ l’occasion de la création de Docaposte Santé, Olivier Barets, Directeur général adjoint de La Poste Santé & Autonomie, détaille la vision portée par le groupe La Poste dans le numérique en santé. Consolidation des expertises, souveraineté technologique, architectures « data centrées », IA nativeme...
