Publicité en cours de chargement...

Publicité en cours de chargement...

Objets connectés en santé : que faut-il réguler ?

03 juin 2014 - 00:13,
Actualité - DSIH | D.L.
Le corps est-il en passe de devenir un objet connecté ? Le régulateur doit-il s’apprêter à encadrer les usages de la santé connectée, et lesquels ? 

Soucieuse de comprendre « l’ampleur et les contours du phénomène », selon les termes de sa présidente, Isabelle Falque-Pierrotin, la CNIL a organisé, fin mai, une matinée d’échanges destinée à alimenter ses réflexions en matière de quantified self (ou « soi quantifié ») et de m-santé. Cette rencontre était éclairée par la publication du deuxième numéro des Cahiers Innovation et Prospective (1), faits pour contribuer à l’analyse en profondeur des nouveaux usages du numérique.

Ces Cahiers apportent, entre autres, une synthèse de l’étude comparative internationale confiée par la CNIL au cabinet d’avocats Hogan Lovells ; benchmark qui montre la diversité des approches réglementaires et souligne que le premier écueil d’une stratégie de régulation tient à la définition de la notion de donnée de santé. Il y a en effet consensus pour observer que c’est la collecte des données - et leur potentielle valorisation - qui constitue un des enjeux principaux. Pour l’avocat Pierre Desmarais, toutefois, la priorité est à la certification face au triptyque « sécurité, sûreté, confidentialité » des dispositifs et applications de la m-santé. Or, plusieurs organisations se révèlent compétentes, mais partiellement : l’ANSM et la HAS en matière de sûreté par exemple, ou l’ANSM et l’ASIP Santé pour ce qui concerne la sécurité, tandis que la CNIL est légitime pour traiter de la confidentialité. « Soit on va vers l’auto certification, conclut Pierre Desmarais, soit on réfléchit à un guichet unique, qui répartit aux diverses agences le volet du dossier qui les concerne ». Au-delà de la fiabilité du matériel et de la protection des données, le questionnement devient plutôt éthique et les garde-fous sont posés en termes de dignité humaine et de non-instrumentalisation du corps.

 

(1)   http://www.cnil.fr/fileadmin/documents/La_CNIL/publications/DEIP/CNIL_CAHIERS_IP2_WEB.pdf 

Avez-vous apprécié ce contenu ?

A lire également.

Illustration Cloud souverain : le décret SREN durcit le cadre pour les données sensibles du secteur public

Cloud souverain : le décret SREN durcit le cadre pour les données sensibles du secteur public

27 avril 2026 - 09:16,

Actualité

- Rédaction, DSIH

Le décret d’application de l’article 31 de la loi visant à sécuriser et réguler l’espace numérique vient enfin préciser les conditions d’hébergement des données sensibles dans le cloud. Pour les établissements de santé, les administrations et les opérateurs publics, le texte marque une nouvelle étap...

Illustration Le DLP, ou l’archétype du techno-solutionnisme béat

Le DLP, ou l’archétype du techno-solutionnisme béat

20 avril 2026 - 10:27,

Tribune

-
Cédric Cartau

On n’est pas exactement dans un matraquage publicitaire de haute intensité, mais cela revient tout de même assez régulièrement, comme la grippe de saison ou les allergies aux plastiques des tongs d’été. En tout cas, régulièrement, il se trouve un commercial lambda pour nous ressortir une offre préte...

Illustration La cyber face au défi des modèles mentaux

La cyber face au défi des modèles mentaux

14 avril 2026 - 08:41,

Tribune

-
Cédric Cartau

Un modèle mental, c’est un prisme au travers duquel nous regardons la réalité. Des lunettes filtrantes si vous préférez.

Illustration Comment quantifier un risque

Comment quantifier un risque

31 mars 2026 - 08:06,

Tribune

-
Cédric Cartau

Après avoir expliqué qu’une PSSI et une appréciation des risques ne servaient à rien (ici 1) -mais un peu quand même -, intéressons-nous à un autre sujet brûlant qui déchaîne les passions, pire que JR (2) et la fin du Prisonnier (3) : la quantification du risque.

Lettre d'information.

Ne manquez rien de la e-santé et des systèmes d’informations hospitaliers !

Inscrivez-vous à notre lettre d’information hebdomadaire.