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Dans ce film d'anticipation (1983), outre les tenues vestimentaires ringardes et les coiffures des adolescentes assez exubérantes, un lycéen pirate sans le savoir l'ordinateur de la NSA (enfin, son équivalent) et déclenche ainsi une alerte nucléaire, ceci en pleine guerre froide (le mur de Berlin ne tombera que 6 ans plus tard). Il y a trente ans, la crainte populaire focalisait en particulier sur le génie maladroit, l'adolescent bricoleur qui pouvaient déclencher un conflit mondial sans le vouloir (et le tout avec un simple modem à 33 600 bauds, respect les jeunes).
En début de semaine, une attaque en DDos (déni de service, technique qui consiste à saturer des serveurs en les noyant sous des flots de requêtes réseau) a touché un bon nombre d'hébergeurs de la place, notamment Ovh (un des plus gros hébergeurs français).
Ce qui étonne n'est pas la technique (le Ddos est aussi vieux que l'Internet, ou presque) mais la masse de données : la société CloudFlare a mesuré des pics à 400 Gbits/s ! L'attaque aurait utilisé en mode rebond pas moins de 4500 serveurs et exploité une faille connue du protocole NTP, qui permet aux serveurs de synchroniser leur base de temps. Ce qui effraie, c'est que selon les spécialistes, un autre protocole (SNMP, qui sert dans les outils de supervision) permet de générer un trafic environ 600 fois supérieur.
Alors les temps des adolescents boutonneux qui s'ennuient le dimanche et font sauter la NASA sont bien révolus, pour ceux qui en doutaient encore. Le piratage est maintenant affaire de gros sous : pour obtenir de tels résultats, il faut des moyens techniques conséquents, des spécialistes de haut vol (donc chers). Comme disait Hervé Schauer (HSC) : "il existe deux types d'organisations, celles qui ont subi une crise, et celles qui vont en subir une". La seule chose qui rassure un peu dans le monde de la santé, c'est qu'il n'y a pas d'information à voler ayant une valeur marchande valant la peine de mener une attaque.
Pour le moment en tout cas.
Wilbur
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