Publicité en cours de chargement...
Sécurité informatique: qui est le plus vulnérable ?
Le développement de la e-santé et du quantified-self expose de plus en plus de personnes au piratage informatique. Bien que les applications exploitées dans ce secteur présentent, pour la plupart, des protections garantissant un niveau de sécurité satisfaisant, l'utilisation qui en est faite par des personnes inexpérimentées peuvent conduire à des intrusions virales.
Les usagers habituels de l’informatique plus souvent sujets aux virus
A l'occasion de l'ACM Conference on Computer and Communications Security (CCS), qui s'est tenue à Berlin du 4 au 8 novembre 2013, une étude portant sur l'influence des comportements humains quant à la sécurisation des logiciels a été présentée par le Pr José Fernandez, du Département de Génie Informatique et Génie Logiciel de l’École Polytechnique de Montréal.
Lors de cette expérience, 38% des personnes cibles ont été infectés par des logiciels malveillants. Bien que leurs systèmes étaient tous préalablement protégés par un antivirus commun et mis à jour, il est apparu que 20% d'entre elles ont été infectées. On pourrait penser que ces dernières étaient novices dans le maniement des applications électroniques, mais il n'en est rien, car les utilisateurs à risque se sont révélés êtres ceux qui sont le plus à l'aise avec les TIC.
Une étude à plus grande échelle prévue pour valider les premiers résultats
Cette étude, qui s'est déroulée durant quatre mois sur 50 personnes de tous niveaux, selon le modèle des essais cliniques en vigueur pour les recherches médicales, semble contredire certains spécialistes proposant d'instaurer des pré-requis aux utilisateurs de solutions informatiques avancées. Le Pr Fernandez admet cependant qu'un panel plus important et plus diversifié doit être étudié pour valider ces premiers résultats et pouvoir y trouver des causes cohérentes. Il prépare déjà une seconde phase de recherche incluant plusieurs centaines d'utilisateurs sur une période plus longue.
B.B
Avez-vous apprécié ce contenu ?
A lire également.

Identité numérique en santé : l’application carte Vitale change de dimension
17 fév. 2026 - 00:02,
Actualité
- Rédaction, DSIHLa publication au Journal officiel d’un référentiel dédié à l’usage de l’application carte Vitale comme solution d’authentification à distance introduit une évolution plus stratégique que technique. Jusqu’ici perçue comme la déclinaison mobile de la carte physique, l’application est appelée à deveni...

Les enjeux de la médecine du futur autour de la data – les multiples ruptures de paradigmes
16 fév. 2026 - 23:02,
Tribune
-Pas de médecine sans donnée : dès lors que le praticien échange avec son patient, dès lors qu’un prélèvement est analysé, des données sont collectées de façon formelle et/ou tracée, qui lui sont indispensables pour la prise en charge. La médecine des prochaines décennies peut être vue et analysée au...

Accès aux dossiers médicaux : attention aux règles d’habilitation !
11 fév. 2026 - 10:26,
Actualité
-Un établissement de santé a encore récemment été sanctionné [1] pour avoir mal configuré les règles d’habilitation de son personnel accédant aux dossiers médicaux.

Souveraineté numérique : la Plateforme des données de santé migrera directement vers un cloud SecNumCloud d’ici fin 2026
10 fév. 2026 - 08:02,
Actualité
- Rédaction, DSIHSous l’impulsion du gouvernement, la Plateforme des données de santé change de cap : l’État abandonne la solution “intercalaire” pour migrer directement le Système national des données de santé (SNDS) vers un cloud souverain qualifié SecNumCloud, avec une copie complète attendue fin 2026. Cette déci...
