Publicité en cours de chargement...
Les bisnounours au pays de l'Oncle Sam
Rien à voir avec le Patriot Act (qui oblige les entreprises américaines à collaborer avec les autorités sous couvert de la lutte anti-terrorisme) : il s'agit là d'un accord commercial tout ce qu'il y a de plus simple, qui permet à AT&T d'encaisser du cash chaque année en fournissant juste les traces des appels (qui appelle, vers qui, durée de la communication, etc.). Une sorte d'accord mutuel dans l'intérêt des deux parties, en somme.
Bien entendu, les services de Communication des deux entités manient la langue de bois avec une dextérité non feinte. C'est ainsi que, du côté de la NSA, on assure effectuer ces contrôles « dans le cadre de la lutte anti-terroriste ». En effet la NSA n'est pas autorisée – en théorie – à récupérer des données d'abonnés sur le sol américain : qu'à cela ne tienne, il lui suffit de transmettre les traces au FBI qui en a tout à fait le droit. Pour ce qui concerne les autres pays où AT&T serait opérateur, la NSA assure respecter la réglementation en vigueur dans chaque pays : bien entendu, on les croit tout à fait !
Pour ce qui concerne les opérateurs de notre bon pays du fromage (Orange, SFR, Bouygues et Free), il faut tout de même savoir que la réglementation en vigueur les contraint à fournir les mêmes données au gouvernement, toujours sous le prétexte de « la sécurité du pays ». Personne n'a mis à jour un accord commercial du même type, mais AT&T se défend d'une qualification d'accord commercial, arguant qu'il ne fait que refacturer à la NSA les frais de recherche des traces. Lorsqu'Orange transmet des données aux forces de l'ordre rien n'étant gratuit en ce bas monde il y a de forte chance que la facture finisse par arriver sur le bureau du préfet.
Bref, le petit jeu du « ce n'est pas nous les méchants ce sont les Yankee » ressemble furieusement à celui de la paille et de la poutre : on voit la première qui arrive dans l'œil du voisin, on ne voit pas la seconde qui arrive dans le sien.
CC/DSIH
Avez-vous apprécié ce contenu ?
A lire également.

Identité numérique en santé : l’application carte Vitale change de dimension
17 fév. 2026 - 00:02,
Actualité
- Rédaction, DSIHLa publication au Journal officiel d’un référentiel dédié à l’usage de l’application carte Vitale comme solution d’authentification à distance introduit une évolution plus stratégique que technique. Jusqu’ici perçue comme la déclinaison mobile de la carte physique, l’application est appelée à deveni...

Les enjeux de la médecine du futur autour de la data – les multiples ruptures de paradigmes
16 fév. 2026 - 23:02,
Tribune
-Pas de médecine sans donnée : dès lors que le praticien échange avec son patient, dès lors qu’un prélèvement est analysé, des données sont collectées de façon formelle et/ou tracée, qui lui sont indispensables pour la prise en charge. La médecine des prochaines décennies peut être vue et analysée au...

Accès aux dossiers médicaux : attention aux règles d’habilitation !
11 fév. 2026 - 10:26,
Actualité
-Un établissement de santé a encore récemment été sanctionné [1] pour avoir mal configuré les règles d’habilitation de son personnel accédant aux dossiers médicaux.

Souveraineté numérique : la Plateforme des données de santé migrera directement vers un cloud SecNumCloud d’ici fin 2026
10 fév. 2026 - 08:02,
Actualité
- Rédaction, DSIHSous l’impulsion du gouvernement, la Plateforme des données de santé change de cap : l’État abandonne la solution “intercalaire” pour migrer directement le Système national des données de santé (SNDS) vers un cloud souverain qualifié SecNumCloud, avec une copie complète attendue fin 2026. Cette déci...
