Vente en ligne de médicaments : au-delà de la polémique…un certain potentiel
En aout, et selon la liste officielle* se trouvant sur le site de l’ordre des pharmaciens, quelques 44 sites sont autorisés pour la vente en ligne de médicaments. A peine 50 sur les 22 601 officines que compte la France. Comment expliquer ce lent démarrage alors qu’il semble bien qu’une demande se précise autour de ce nouveau service, que l’achat en ligne devient une habitude de consommation, que certains « patients » seraient prêts à franchir le pas, concernant l’achat en ligne de leurs médicaments.
C’est en tout cas, ce que semble indiquer un sondage réalisé par l’Institut de Recherche Anti-Contrefaçon de Médicaments (Iracm) et l’Union des Fabricants (Unifab) durant le dernier trimestre 2012, qui révèle que 26% des Français** seraient prêts à acheter leurs médicaments en ligne.
Les arguments avancés sont des motivations liées au prix (50%), au fait de pouvoir éviter une consultation chez le médecin (38%) et aux aspects pratiques liés à la vente en ligne tels que la livraison, les horaires, le temps gagné (12%).
Cependant, conscients que le médicament n’est pas une marchandise comme les autres, ils sont 52% à souhaiter des « garanties officielles », comme « des logos et certifications sur les sites ».
Certains n’ont toutefois attendu la mise en place légale de ces derniers mois pour « tenter l’aventure » car on apprend qu’à fin décembre 2012, 14% des Français ont déjà acheté des médicaments délivrés uniquement sur ordonnance en dehors des circuits légaux.
D’après la société Hexpress Healthcare, Ils sont entre 3 et 9% à avoir déjà achetée en ligne (selon s’il s’agit de médicaments sur ou sans ordonnance-soit tout de même plus de 2 millions de français).
Mais pour quels types d’achat ?
Il semblerait que l’achat de médicaments en ligne corresponde à des besoins spécifiques auxquels ne répond pas ou peu la pharmacie traditionnelle. Au-delà des aspects pratiques (24/7, livraison à domicile…), il permet la confidentialité pour « L’achat intime » : traitements des mycoses, diarrhées… autant de médicaments jugés désagréables à demander en officine. Et la facilité concernant la « préparation de la trousse à pharmacie courante » : (ou pour les vacances), les médicaments régulièrement consommés (anti-douleurs par exemple, pastilles, vitamines, … ).
Selon M. Lailler (pharmacien à Caen ; l’un des pionniers de la vente en ligne de médicaments), les internautes achetant par internet ont un profil particulier : « ce sont surtout des gens qui travaillent beaucoup et qui n’ont pas beaucoup de temps et qui veulent faire leur choix tranquillement de chez eux, tous les âges sont représentés.
La transparence au niveau des prix : un argument à mettre en avant
L’Autorité de la concurrence a relevé une «disparité très forte des prix des médicaments non remboursables». Ecart pouvant aller de 1 à 4 selon les pharmacies. L’ouverture de la vente en ligne des médicaments devrait permettre aux patients de mieux encore comparer les prix.
Un « produit d’appel » qui permettrait aux futurs e-pharmaciens de capter de nouveaux clients, clients dont ils pourront connaître le profil car l’arrêté du 20 juin (fixant les bonnes pratiques de la vente en ligne de médicaments) prévoit que le patient indique âge, sexe, poids ainsi que d'éventuelles pathologies, antécédents allergiques et autres traitements au moment de passer commande.
Un « profilage » dont beaucoup d’acteurs d’e-commerce rêverait…
Pour en savoir plus :
*Site de l’Ordre national des pharmaciens - liste des sites autorisés : http://www.ordre.pharmacien.fr/ecommerce/search
**étude Ifop novembre, 17% des Français seraient prêts à acheter en ligne des médicaments sur prescription. Un pourcentage qui grimpe à 26% concernant les médicaments ne nécessitant pas de prescription médicale).
Panorama des acteurs et dates clés de la vente en ligne des médicaments en France :
http://padlet.com/wall/lemondedelaesante-1
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