Publicité en cours de chargement...

Publicité en cours de chargement...

Publicité en cours de chargement...

Mon espace santé veut devenir un pivot de la prévention personnalisée et de la coordination des soins

29 jan. 2026 - 12:07,
Actualité - Rédaction, DSIH
Illustration Mon espace santé veut devenir un pivot de la prévention personnalisée et de la coordination des soins
Quatre ans après son lancement, Mon espace santé franchit une nouvelle étape. Après avoir concentré ses efforts sur l’alimentation massive et sécurisée des données de santé, le carnet de santé numérique public entend désormais se positionner comme un outil central de prévention personnalisée et de coordination des soins, tant pour les usagers que pour les professionnels de santé.

Avec près de 97 % de la population disposant d’un profil et 24 millions de comptes activés, Mon espace santé atteint un niveau de diffusion qui le place au cœur de l’écosystème numérique de santé. En 2025, plus de 420 millions de documents ont été versés par les professionnels et établissements sanitaires et médico-sociaux, soit une progression de 40 % en un an. Selon les pouvoirs publics, cette masse critique de données constitue désormais un socle suffisant pour développer des usages plus avancés.

Une montée en charge qui valide le choix de l’alimentation prioritaire

Depuis 2019, la feuille de route du numérique en santé a fait le pari d’une ouverture automatique des profils – sauf opposition – et d’un effort massif d’équipement des professionnels via le Ségur du numérique. Ce choix stratégique, parfois critiqué pour avoir précédé les usages, semble aujourd’hui produire ses effets : plus d’un document de santé sur deux est désormais versé dans Mon espace santé, et 70 % des Français ont reçu au moins un document en 2025.

Côté offre, près de 150 000 professionnels libéraux et 3 800 établissements alimentent le Dossier médical partagé (DMP). Du côté de la demande, 2,5 millions d’usagers se connectent chaque mois, souvent à la suite d’une notification, suggérant un lien direct entre l’alimentation du service et sa consultation effective. Toutefois, seuls 40 % des 25-69 ans ont activé leur espace, soulignant une appropriation encore inégale selon les publics.

Vers une prévention plus ciblée, sous conditions

L’évolution la plus structurante annoncée concerne la prévention. Mon espace santé commence à proposer des notifications ciblées (vaccination, dépistage), des parcours spécifiques – grossesse, suivi de l’enfant – ainsi que des outils d’aide à la détection de facteurs de risques de maladies chroniques. Depuis août 2025, 13 millions de notifications de prévention ont été envoyées, et plus de 80 000 femmes enceintes ont initié un suivi dédié.

Ces orientations reposent sur les recommandations du Comité citoyen du numérique en santé, qui a insisté sur la nécessité d’une prévention personnalisée, transparente et respectueuse du consentement. Néanmoins, l’efficacité réelle de cess dispositifs dépendra de leur pertinence médicale, de leur acceptabilité par les usagers et de leur intégration dans les parcours de soins existants. Les expérimentations menées auprès de patients chroniques ou en maternité témoignent d’une démarche progressive, mais encore exploratoire.

Un enjeu majeur pour les professionnels de santé

Si l’alimentation de Mon espace santé est désormais largement intégrée dans les pratiques – deux médecins de ville sur trois versent des documents, 90 % des établissements transmettent des données –, la consultation reste un point de tension. Environ 70 000 professionnels consultent chaque mois les dossiers, mais les attentes en matière d’ergonomie et de gain de temps demeurent élevées.

La deuxième vague du Ségur du numérique, dont le déploiement est prévu entre 2026 et mi-2028, doit répondre à ces limites. Elle vise à améliorer le filtrage des informations pertinentes, à réduire les saisies et à renforcer la sécurité des logiciels métiers. L’enjeu est clair : permettre une exploitation effective des données sans alourdir la charge de travail des soignants.

Des ambitions fortes, des équilibres à trouver

Les autorités affichent une ambition politique assumée. La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, insiste sur la dimension souveraine et stratégique de Mon espace santé, tandis que le directeur général de la Cnam, Thomas Fatôme, évoque à moyen terme l’usage d’outils d’assistance par intelligence artificielle pour la synthèse des dossiers médicaux, dans un cadre « strictement sécurisé ».

Ces perspectives ouvrent toutefois plusieurs débats : gouvernance de l’IA, responsabilité médicale, lisibilité des algorithmes, ou encore risques de dépendance à l’outil. Elles rappellent que la transformation numérique du système de santé ne se limite pas à une question technologique, mais engage des choix organisationnels, éthiques et professionnels de long terme.


Source : communiqué de presse – Assurance Maladie / Délégation au numérique en santé (DNS)

Avez-vous apprécié ce contenu ?

A lire également.

Illustration L'hôpital Saint Joseph et Galeon lancent le défi d’un déploiement DPI en 9 mois

L'hôpital Saint Joseph et Galeon lancent le défi d’un déploiement DPI en 9 mois

10 mars 2026 - 09:23,

Communiqué

- Galeon

L’Hôpital Saint Joseph de Marseille et l’éditeur Galeon annoncent le démarrage officiel du déploiement du Dossier Patient Intelligent (DPI) à l’échelle de l’établissement. Ce projet d’envergure s’accompagne d’un défi rare dans le secteur de lasanté : une migration complète du système d’information c...

Illustration Piloter la performance par la Data : l’Anap lance une offre globale

Piloter la performance par la Data : l’Anap lance une offre globale

09 mars 2026 - 19:08,

Communiqué

- l’Anap

Face aux enjeux de performance et de soutenabilité financière, la donnée est une ressource clé pour renforcer le pilotage des établissements. Lors d’une webconférence avec près de 850 participants, l’Anap a présenté « Votre Cockpit DATA » une plateforme gratuite qui permet aux établissements de retr...

Illustration D4Evolution 2026 : la transformation numérique et l’IA au service de l’efficience opérationnelle, de la qualité des soins et du bien-être des soignants

D4Evolution 2026 : la transformation numérique et l’IA au service de l’efficience opérationnelle, de la qualité des soins et du bien-être des soignants

29 jan. 2026 - 11:46,

Actualité

- Par Pauline Nicolas

La 8ème édition de l’évènement annuel de Dedalus France, qui s’est tenue à Paris le 22 janvier, était placée sous l’égide de l’efficience opérationnelle. Dès l’ouverture de cette journée, Guillem Pelissier, Directeur Général France de Dedalus, a porté un message clair : « Il faut concevoir le numéri...

Illustration Le CHU de Montpellier mobilise 14,9 M€ pour structurer un projet d’intelligence artificielle hospitalière

Le CHU de Montpellier mobilise 14,9 M€ pour structurer un projet d’intelligence artificielle hospitalière

29 jan. 2026 - 13:01,

Actualité

- Rédaction, DSIH

Le CHU de Montpellier a fait état de la mobilisation d’un financement de 14,9 millions d’euros dans le cadre du programme France 2030 pour développer un projet d’intelligence artificielle hospitalière, baptisé Alliance Santé IA. L’initiative vise à structurer des usages d’intelligence artificielle à...

Lettre d'information.

Ne manquez rien de la e-santé et des systèmes d’informations hospitaliers !

Inscrivez-vous à notre lettre d’information hebdomadaire.